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Thursday, October 30, 2008

Ste Clotilde et St Louis

Ste Clotilde, étant princesse de Bourgonde, avait l'habitude de donner de l'aumône abondamment: le premier Roi de la France Chrétienne, Clovis faisait la manche en Bourgonde pour voir si elle avait un bon coeur: en effet elle l'accueilla très bien, et à 15 ans il l'épousa, la faisant la première Reine de la France Chrétienne.

St Louis IX de France avait l'habitude de chaque Jeudi Saint accueillir 12 pauvres de la rue, de les laver les pieds et de les servir à la table ordinairement réservée à lui-même. Les mendiants religieux, notamment St Thomas d'Aquin étaient encore plus fréquamment assis à sa table.

St Thomas d'Aquin sur l'aumone.

Voir aussi: "C'est trop facile. Il faut serrer ..."

Wednesday, October 29, 2008

défence du moyen age

Défense du moyen age comparé à notre temps

Il y a les trois alternatives plus ou moins équitables :
  • liberté illimité même à imposer, si on y réussit, contrainte presque illimité : cela s’appelle capitalisme pur et dur;
  • contrainte presque illimité prétendument pour garder ses victimes de subir des contraintes (ou leur châtier pour en avoir imposé aux autres) : cela s’appelle socialisme (ou communisme);
  • liberté et contraintes ni illimités, ce que serait capitalisme par détour et une contradiction pratique, ni en règles totalement pareils pour tous, ce que serait communisme par détour, mais réglés selon les droits innés, acquis, forfaits, abdiqués ou même récupérés selon le droit commun y compris selon le droit du souverain d’accorder des privilèges : et cela s’appelle moyen age. C’est une solution qui requiert et utilise beaucoup plus d’intelligence que tel ou tel extrême illimité ou tel ou tel compromisse préféré juste parce qu’il se trouve quelque part entre les extrêmes.

1 Le manque d'équitable dans les libertés personnelles:

Au lieu de ces trois possibilités au moins apparemment équitables nous avons aujourd’hui un manque tout à fait visible, à peine dissimulé par hypocrisie ou gêne, de l’équité la plus élémentaire. Selon le droit commun, tout homme, même malade, a le droit de se soustraire à toute diagnostique ou thérapeutique. Mais il y a certaines catégories d’hommes qui sont indirectement soustraites à ce droit, comme quand un s d f mendiant qui mange sur la rue se trouve soumis à mainte tentative de thérapeutique indirecte contre son alcoolisme, réel ou supposé :
  • 1) Il peut être viré du lieu parce qu’il fait la manche
  • 2) Une partie de son argent, à savoir monnaie rouge, peut perdre son valeur légal quand il tache d’acheter quelque chose pour
  • 3) Le fait qu’il a fait la manche peut être utilisé comme prétexte pour l’empêcher d’acheter alcool
  • 4) S’il achète il peut être mis à la prison parce qu’il boit dans la rue.
D’autres, encore moins fortunés, sont soustraits à ce droit directement, dès qu’un médecin (ou 2 ou 3) le jugent incapables d’en jouir, c'est-à-dire quand il est soumis à HP avec contraint. Il s’agit point du tout que des hommes qui se prennent pour Napoléon Bonaparte ou Jules César, ou qui reculent d’un verre d’eau comme d’une arme nucléaire. Il s’agit souvent des réactionnaires qui réclament leurs libertés ou droits perdus d’il y a vingt ou quarante ans, qui refusent les conséquences d’un laïcité qui peut introduire des privilèges onéreux ou supprimer des libertés avec un trait de plume après une vote entre d’hommes qui ont peur d’être pris en train de contrarier des médecins ou des assistants sociales ou qqch d’autre pareil, avide de répandre son rayon d’action au dépens des libertés traditionnels : il s’agit donc des hommes qui réclament, le plus souvent inconsciemment le droit commun ou le droit naturel, et cela avec insistance.

Si j’irais appliquer ce que je viens de dire dans le concret, souvent on m’objecterait : « Mais comment peux-tu défendre un salaud comme ça ? » quand la victime de la contrainte arbitraire elle-même a victimisé des autres ; ou encore : « Mais comment peux-tu attaquer une infirmière ou assistante sociale si sympa, qui veut seulement ton mieux (ou le mieux de tel ou tel autre) ». Le problème est : seulement le bon Dieu peut en dernier instance savoir qui est fondamentalement juste ou injuste, bon ou mauvais, sympa ou salaud : alors on peut pas prétendre qu’un salaud perde automatiquement tous ses droits, ni que quelqu’un sympa gagne le droit de l’en priver, car sinon il n’y aurait aucune garantie de garder ses droits : presque tout le monde se prends pour sympa et presque tout le monde peut paraître comme un salaud par qqn autre. En pratique c’est le fonctionnaire « sympa » ou le riche « correcte » qui gagne et le déjà appauvri « salaud » qui perd d’une telle attitude : les moindres sont prêts de contester le salaud en pouvoir – sauf à bonne distance.

2 Le manque d'équitable dans les rélations de travail

Chaqu'un sait déjà, qu'aujourd'hui
(à continuer)

Quand j'étais petit ...

Une reflection personnelle qui amène à St Botolphe.

Quand j'étais petit, mon instruction était encore suffisament limité, pour qu'en lisant Rahan, je puisse encore croire que la seule servitude vis-à-vis des esprits mauvais qui était à craindre était celle de les croire et de s'efforcer à les appaiser.

Chaque croyant ou ex-croyant de la modernité s'y reconnait facilement, et si parfois je me trouve pris pour un prodige unique, c'est que mon instruction postérieure a pris un autre tournant. Et même pas en lisant beaucoup des oeuvres inaccessibles au public, mais en en faisant un autre choix.

A l'époque je croyais, comme je viens de dire, que le seul escroc à associer avec les mauvais esprits était la prétence qu'ils existaient.

Mais, si Rahan reposait sur une epistémologie, une ontologie et une histoire fortement différents de leurs homologues chrétiens, au moins Rahan associait les concepts d'escroc et de servitude avillissante avec les mauvais esprits, et en cela son auteur n'avait pas trop tort.

Par contre, en disant que curiosité et esprit scientifique voire critique rationnelle suffisent pour exorcer le malin, pour dissiper ses trompéries et pour briser ses liens, il y avait une insouciance chez les auteurs de Rahan, du Phantôme masqué, de Tarzan, de Sherlock Holmes, une insouciance qui est en quelque façon le fruit des exorcismes de l'Eglise.

Car en vérité c'est l'Eglise, c'est la prière du moine Botolphe, qui a délivré les forêts d'Iccanhoe des démons. Et puis, il y reçut des pauvres. Et puis on y bâtit une cité appelée Botulfestune, qu'aujourd'hui on appelle Boston. Bien entendu: le petit Boston de Yorkshire ou les "tea parties" restent petits.

Pas le grand Boston de Massachusetts (ou est-ce que je me trompe sur la géographie de New England?) où beaucoup plus tard s'est tenu un Tea Party très grand avec des conséquences politiques et géopolitiques encore sensibles 230 ans après.

C'est en priant, en jeunant et en chantant que Botolphe a fait tout cela possible. A différence de Rahan, de Tarzan et d'Holmes, il est un personnage historique: car un lieu habité et habitable n'oublie pas ses origines, tant qu'il le reste, tant que la transmission de sa tradition demeure, sans être interrompue par violence externe.

Et ce personnage historique qu'est Botolphe, ce moine et érémite, qui a fait un oeuvre que notre culture populaire attribu archétypalement a la science et la force physique, il l'a fait sans se soucier des théorèmes, en s'affaiblissant le corps bien à propos, en affrontant des ennémis invisibles, en invocant une aide invisible qui demeure ainsi pour la plupart de nous.

Le peuple et le clergé, par gratitude pour ce miracle et et probablement en voyant encore des miracles à l'occasion - car ainsi se font encore les canonisations de l'Eglise Orthodoxe - l'ont prononcé saint avec l'accord de leur évèque, après son repos.

Hans Lundahl
Dimanche le 11 Mars
2007Aix en Provence

Référence retrouvé sur Wikipedia Anglais:
Ryan, George E., Botolph Of Boston,
Christopher Publishing House (1971) ISBN 0815802528