Friday, October 31, 2008

Géocentrisme, ma vers. 2

Géocentrisme



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Le géocentrisme est une conception du monde et de l'univers, qui place la Terre immobile, en son centre. Cette conception date de l'antiquité et a été notamment défendue par Aristote et Ptolémée. Elle perdurera jusqu'à la fin du XVIe siècle pour être progressivement remplacée par l'héliocentrisme dans lequel le soleil est placé au centre de l'univers, puis au centre du système solaire. Le modèle de Ptolémée a été abandonné suite à la précision croissante des mesures qui ne permettait plus de tolérer les erreurs qu'il engendrait.

Le géocentrisme est autant une tentative scientifique d'expliquer l'univers qu'une conception philosophique de ce monde. Un principe va régir toutes les théories géocentriques, un deuxième la plupart :

  • 1 la terre est le centre de l'univers, immobile de lieu (par l'an) et de position (par jour): les changements des saisons et de jour et nuit se font donc par mouvements supérieurs à la terre.

  • 2 les mouvements des planètes doivent être parfaits, donc seul le cercle est autorisé, les mouvements angulaires ou rectilinéaires étant considérés comme brusquement abruptes, forcés.


Sommaire

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Cosmologie des premiers Grecs [edit]



Dans la cosmologie des premiers Grecs (vers 600 av J-C, Anaximandre, Anaximène, Thalès), la terre est plate, les astres sont des corps fixés sur des sphères en révolution. Les philosophes pythagoriciens (fin du VIe siècle avant J-C) imaginent une terre sphérique et dix sphères concentriques portant les différents astres. La dixième sphère est celle qui porte les étoiles. L'aspect le plus original du modèle des pythagoriciens est leur tentative de faire coïncider intervalles musicaux et distances entre les sphères. C'est ce qu'on appelle l'harmonie des sphères. Chaque sphère est censée produire un son dans son mouvement, son que l'on ne distingue pas car il fait partie du bruit de fond que l'on entend depuis notre naissance.



Le philosophe Platon place la terre sphérique au centre de l'univers, entouré d'une sphère d'eau (épaisseur 2 rayons terrestres), d'une sphère d'air (épaisseur 5 rayons terrestres), et d'une sphère de feu (épaisseur 10 rayons terrestres). Les étoiles se trouvent dans la partie supérieure de la sphère de feu (soit à 18 rayons terrestres) alors que les 7 planètes évoluent dans une région intermédiaire. Toutes ces sphères tournent de manière uniforme autour d'un même axe.



Eudoxe, lui, imagine 27 sphères concentriques mais ne tournant pas suivant le même axe et permet d'expliquer ainsi les différences de latitude des planètes



Héraclite du Pont (-380, -310) propose un modèle géocentrique, selon lequel la rotation de la terre autour de son axe explique le mouvement apparent des corps célestes.



Cependant, aucun de ces modèles ne permet d'intégrer le mouvement rétrograde de certaines planètes, ni les variations de vitesse dans les mouvements. Il faut attendre, pour cela, le modèle d'Aristote.



Quelles étaient les causes attribuées aux mouvements divers? [edit]



Le géocentrisme d'Aristote [edit]



Les planètes tournent sur un épicycle qui lui-même tourne sur un déférent. Ce système permet de modéliser le mouvement rétrograde des planètes.
Les planètes tournent sur un épicycle qui lui-même tourne sur un déférent. Ce système permet de modéliser le mouvement rétrograde des planètes.


Dans le modèle géocentrique la Terre est ronde. L'Univers, alors fini dans l'espace, se divise en deux parties : le monde infralunaire et supralunaire. Le premier concernant tout ce qui est situé sous l'orbite de la Lune (la Terre et son atmosphère), est symbole de mouvement, d'incertitude, continuellement altéré et instable. Il semble ne répondre à aucune loi et est plutôt hasardeux. Les êtres vivants naissent, changent, et meurent. Le second, quant à lui, est immuable, parfait, stable et éternel. Rien ne peut s'y créer ni disparaître. Les astres étaient portés par 55 sphères concentriques et se déplaçaient à différentes vitesses, suivant une trajectoire circulaire, car le cercle (et par la même occasion, la sphère) était, d'après les pythagoriciens, la figure parfaite. La dernière sphère était celle des astres fixes (les étoiles) ; la première celle de la Lune. Ces sphères sont faites d'un matériau appelé éther. Cette théorie des sphères viendrait du philosophe Eudoxe (408-355 avant J.C) et a été reprise par Aristote pour établir ce modèle.

Cependant un problème se posait quant à la trajectoire des planètes. Celles-ci semblaient, par moments, revenir en arrière quelque temps avant de reprendre leur course dans le sens « normal », c'est la rétrogradation. Pour y répondre, tout en respectant le caractère parfait du cercle, Aristote imagina tout un système de sphères dont certaines ne sont là que pour faire tourner d'autres sphères qui, elles, porteront peut-être un astre. Voilà pourquoi il faut 55 sphères pour seulement six planètes.

Les planètes tournent donc sur des roues appelées épicycles, ceux-ci tournant eux même sur une autre roue — appelée déférent — dont le centre est la Terre. La rotation simultanée des deux permettait d'obtenir un mouvement rétrograde et d'expliquer celui des planètes, et ce rien qu'avec le cercle (il ne pouvait en être autrement).

Quelles étaient les causes attribuées aux rotations divers observées ou déduits? [edit]

Selon la lecture de Gilbert Walusinski ou Jean-René Roy (les sources cités ci-dessous) il semble (mais ce n'est pas certain) qu'Aristote considère le nombre des sphères solides et leur intéraction avec le mouvements du primum mobile comme une explication suffisante. Selon la lecture de Thomas d'Aquin, qui sera cité d'après la Somme Théologique il faut (aussi?) l'action des esprits, pour que la lune poursuive son trajet mensuel et le soleil son trajet annuel au sens inverse du mouvement du ciel. Or, St Thomas a commenté les livres 1 - 8 de la Physique d'Aristote, et il est mort avant d'avoir commenté jusqu'au bout De caelo et mundo, dont il a quand même commenté jusqu'à la fin/jusque dans le 3 livre de cet oeuvre. A la différence de Gilbert et Jean-René, il considérait Aristote comme une autorité non pleinement dépassé dans la physique, et pas comme un prédécesseur de loin d'une science purement matérialiste: donc sa lecture est préférable historiquement à celle des historiens modernes.

L'excentrique de Ptolémée [edit]

La trajectoire de Mars selon Ptolémée. Le point E est l'équant ; O est le centre de l'excentrique, tracé en pointillés. Les droites (Om-Mars) et (Os-Soleil) restent toujours parallèles entre elles.
La trajectoire de Mars selon Ptolémée. Le point E est l'équant ; O est le centre de l'excentrique, tracé en pointillés. Les droites (Om-Mars) et (Os-Soleil) restent toujours parallèles entre elles.


Dans les 13 volumes que Ptolémée laisse sur l'astronomie, œuvre appelée la grande syntaxe et traduit en arabe sous le nom d’Almageste, il va modifier quelque peu le modèle d'Aristote en introduisant la notion d’équant.

L'équant est un point excentré duquel on voit la planète décrire une trajectoire avec une vitesse angulaire constante. Sous Aristote, ce point était confondu avec la Terre. Il introduit également l'excentrique, un épicycle inversé sur lequel tourne le centre du déférent. La Terre se trouve, elle, au symétrique de l'équant par rapport au centre de l'excentrique. Ce modèle, qui permet de mieux considérer les variations de vitesses des planètes, ne place donc plus la Terre en son centre mais un point « imaginaire » ne correspondant à l'emplacement d'aucun objet céleste. Grâce à cette nouvelle conception, Ptolémée permit d'obtenir des mesures bien plus précises à quelques degrés d'arc près.

Quelles étaient les causes attribuées aux mouvements divers observés ou déduits? [edit]

Ptolémée se trouvait en plein essor de l'astrologie: si Aristote déjà a attribué les mouvements planétaires aux esprits, il est peu probable que Ptolémée aie été en désaccord avec ça. Par contre, il se borne (à vérifier) a donner une exposition des positions et mouvements observés et déduits, plutôt que de donner une physique complète: on peut donc probablement pas le vérifier.

Le système de Tycho Brahé [edit]

Le système de Tycho Brahé.
Le système de Tycho Brahé.


Au XVIe siècle, l'astronome danois Tycho Brahé repense totalement la conception géocentrique de Ptolémée. Connaissant le modèle héliocentrique de Copernic, il ne pouvait l'accepter plus pour des raisons religieuses que scientifiques. Ses observations le conduisent cependant à élaborer un modèle personnel hybride mélangeant géocentrisme (quant à l'Univers) et héliocentrisme (quant au Système Solaire, sauf la Terre) : la Lune et le Soleil tournent autour de la Terre — qui reste le centre de l'Univers — tandis que les planètes tournent autour du Soleil. Celui-ci a été créé afin de répondre au problème des phases de Vénus dans le système géocentrique précédent.

D'après Aristote, les comètes faisaient partie du monde sublunaire à cause de leurs trajectoires très excentriques et étaient même associées à des phénomènes météorologiques. Elles ne pouvaient faire partie du monde supralunaire où tout était ordonné car elles risquaient de heurter les sphères cristallines. Cependant, Tycho Brahé démontre que la comète de 1577 est à une distance supérieur à quatre fois la distance Terre-Lune et fait donc partie du monde supralunaire, infirmant la théorie des sphères matérielles. Les sphères n'étaient donc qu'une vue de l'esprit.

Cette immuabilité du monde supralunaire avait été remise en cause par l'observation d'une nova cinq ans auparavant. Celle-ci apparut puis disparut 18 jours plus tard, là où les objets étaient censés ne jamais mourir.

La fin du géocentrisme [edit]

Les débats historiques autour du géocentrisme [edit]

En pleine scholastique, Nicole Oresme spécule sur la possibilité de l'héliocentrisme, de sa compatibilité avec les observations quotidiennes et astronomiques. Il conclût que l'héliocentrisme n'était pas falsifiable par les observations, mais de fait faux. Copernic reprend ses arguments, mais ajoute qu'il peut calculer les mouvements planétaires mieux en avance en partant du modèle héliocentrique. Tycho Brahé, lui géocentrique, identifiant l'excentrique du Ptolémée avec le soleil, raffine encore les calculs, au delà de Copernic et - au delà de Ptolémée. Son disciple Kepler, accusé de l'avoir tué pour voler ses observations et les s'attribuer, retourne à l'hypothèse héliocentrique, cette fois raffiné avec les ellipses et une certaine théorie (connu comme loi de Titus Bode) sur les distances des trajectoires. Ce modèle va être accepté par Newton et devenir l'héliocentrisme classique de celui-ci en combinaison avec sa nouvelle phusique.

L'affaire de Galilée va - par les préjugés anticatholiques et anti-inquisition de John Milton, qui le visita au "prison de l'inquisition" c à d son arrêt à domicile, et de ses compatriotes - donner un essor propagandiste à l'héliocentrisme.

Géocentrisme dans la Scholastique classique [edit]

Scholastique classique est un nom peut-être tendencieu pour la pensé de St Thomas d'Aquin contestée de son époque, mais devenu la référence obligatoire et incontournable (mais jamais incontestable) pour le siècle suivant, surtout dans la théologie, mais aussi dans les sciences, vu que la théologie formait la science clé pour l'interdisciplinarité de l'époque.

Quelles étaient les causes attribuées aux mouvements divers? [edit]

De l'Univers chaque jour? [edit]

Je cite le latin depuis [[1]] Contra Gentiles, lib. 1 cap. 13 n. 14:

Secunda ratio ad idem probandum talis est. In moventibus et motis ordinatis, quorum scilicet unum per ordinem ab alio movetur, hoc necesse est inveniri, quod, remoto primo movente vel cessante a motione, nullum aliorum movebit neque movebitur: quia primum est causa movendi omnibus aliis. Sed si sint moventia et mota per ordinem in infinitum, non erit aliquod primum movens, sed omnia erunt quasi media moventia. Ergo nullum aliorum poterit moveri. Et sic nihil movebitur in mundo.

"in moventibus et motis ordinatis" - dans les moteurs et mus sériels (plutôt que sérialisés): ça veut dire que par exemple les courrents de l'Océan sont mus par les Vents de Passage, qui sont mus par la sphère de la lune, et ainsi de suite jusqu'au "primum motum", le ciel, ou la sphère des étoiles fixes qui, lui, est mu par Dieu. Notons que cette épreuve de Dieu est rapportée depuis le VIme livre des Physiques par Aristote.

Des planètes (y compris Soleil par an et Lune par mois)? [edit]

"Aristote ... affirmait que les corps célestes sont mus par des substances spirituelles ; et il a tenté de fixer leur nombre selon le nombre des mouvements qui se manifestent dans les astres." Continué ci-dessous:

Des phénomènes sur la Terre? [edit]

"Il ne pensait pas que des substances spirituelles exercent une influence immédiate sur des corps inférieurs, sauf peut-être les âmes humaines agissant sur leur corps. Et cela parce qu’il n’estimait pas qu’il puisse y avoir dans les corps inférieurs d’autres activités que leurs activités naturelles, pour lesquelles suffisait le mouvement transmis par les corps célestes. Mais nous croyons que beaucoup de choses s’accomplissent dans les corps inférieurs en dehors de leurs activités naturelles, qui ne peuvent s’expliquer suffisamment par l’action des corps célestes ; nous estimons donc nécessaire de tenir que les anges ont une influence immédiate non seulement sur les corps célestes, mais même sur les corps inférieurs." St Thomas d'Aquin, Somme Théologique, I, Q110, puis regarder A1, ad 2.

Le rôle de Galilée [edit]

Une nouvelle conception de la physique [edit]

Citons l'article sur la physique:

Une expérience est un protocole matériel permettant de mesurer certains phénomènes dont la théorie donne une représentation conceptuelle. Il est illusoire d'isoler une expérience de la théorie associée. Le physicien ne mesure évidemment pas des choses au hasard ; il faut qu'il ait à l'esprit l'univers conceptuel d'une théorie. Aristote n'a jamais pensé calculer le temps que met une pierre lâchée pour atteindre le sol, simplement parce que sa conception du monde sublunaire n'avait rien à faire avec une telle quantification. Cette expérience a dû attendre Galilée pour être faite.

Ces quantifications ont permi à la nouvelle physique de Galilée et de Newton d'atteindre une exactitude auparavant non conçue: mais elle comporte d'autres éléments que juste la quantification. Pour Aristote, le lourd et le léger étaient deux qualités opposées. Pour Galilée le lourd était une qualité essentielle de la matière et le léger devient par là une simple manque de matière, une négation. Newton accepte cette conception du lourd et du léger, et il y ajoute la théorie de gravitation ou attraction universelle, qui, par là, est une théorie uniquement de l'attraction du lourd par le lourd. Ni l'un ni l'autre exclut l'action des esprits comme irréelle, mais tous les deux la trouvent négligeable quant-à-l'étude de la nature. Ni l'un, ni l'autre l'acceptent donc comme cause strictement contemporaine d'aucun mouvement. Et là ils introduisent aussi le concept d'un mouvement prolongé tant qu'il n'est pas arrété. Désormais, gravitation et l'inertie, comprenant la continuation du mouvement, deviennent les seules causes acceptées pour l'astronomie.

Revendication apparente de Galilée quant à la parallaxe [edit]

La parallaxe observée [edit]

n'était pas et n'est pas non plus devenue la parallaxe homogène de la sphère des étoiles fixes. Toutefois elle était le mouvement au moins apparent d'un corps céleste tenu à l'époque pour immobile.

Le Pape sous pression? [edit]

La décision d'admettre le système de Galilée s'est fait en 1741 par le Pape Benoît XIV qui a aussi du dissoudre les jésuites cédant à la pression des souverains influencés par les anticléricaux.

Le pendule de Foucault [edit]

Quelles étaient les causes attribuées par l'époque au mouvement observé ou déduit comme étant le réel? [edit]

L'expérience du pendule de Foucault s'est tenu dans le XIXème Siècle, quand la nouvelle physique de Galilée et Newton était pleinement accepté par la majorité et la physique de la scholastique abandonnée jusqu'être marginalisée. Donc, personne (ou des hommes par là-même marginalisés) n'a pensé à l'attraction par le léger, ni à l'action des esprits. Semblablement, l'attraction du lourd par le lourd, la gravitation, n'a pas non plus été valorisé pour expliquer la rotation du pendule par l'attraction par soleil ou lune ou les deux.

Le géocentrisme aujourd'hui [edit]

Marginalité du géocentrisme [edit]

Les géocentristes contemporains expliquent[réf. nécessaire] la marginalité de leurs idées par des causes sociales ou institutionnelles :

  • Absence de géocentristes dans les institutions scientifiques.
  • Absence d'enseignement du géocentrisme.
  • Stigmatisation du géocentrisme.

Ces raisons expliqueraient la situation actuelle du géocentrisme, qui n'est plus diffusé au'au travers de revues confidentielles et partisanes (souvent fondamentalistes) ou sur des pages web personnelles.

A ces arguments, les critiques du géocentrisme répondent[réf. nécessaire] que cette situation institutionnelle tient à la fausseté des thèses géocentristes: ce que n'invalide pas l'explication.

Exemples de défenseurs actuels du géocentrisme [edit]

Site protestant

Site Catholique

preuve optique de parallaxe (et d'autres preuves) remise(s) en doute [edit]

Voir: parallaxe, "La parallaxe dans le débat héliocentrisme/géocentrisme"

estéthique et religion (ou haut et bas) [edit]

Sources [edit]

  • Ciel, passé, présent, de Gilbert Walusinski
  • L'astronomie et son histoire, de Jean-René Roy

Voir aussi [edit]

Portail de l'astronomie – Accédez aux articles de Wikipédia concernant l'astronomie.


Retrieved from "http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ocentrisme"

Categories: Histoire de l'astronomie Théorie scientifique obsolète

Michelson & Morley [edit]

Je cite:
Michelson se hasarde à décrire en famille le fonctionnément de son appareil avec unhe métaphore accessible aux non scientifiques. Il compare la marche des rayons lumineux à deux nageurs qui se font la course dans une rivière sur une longueur identique, l'un avançant dans le sens de la rivière et revenant ensuite contre le courant, l'autre ne faisant que la traverser d'une berge à l'autre. "Le second nageur gagne toujours, dit-il à sa fille, à condition qu'il y ait du courant dans la rivière." Mais le résultat obtenu deçoit Michelson et Morley: ils ne détectent aucune variation dans la célérité de la lumière, qu'elle que soit [...?] l'interphéromètre.
p 90, L'image du monde, de Newton à Einstein, Arkan Simaan, Vuibert - mars 2005
Deux remarques: 1 il me semble que j'ai omis un mot dans la phrase "qu'elle que soit [...?] l'interphéromètre" 2 il me semble que la vitesse perdu en "nageant à contecourant" pourrait être recompensée en "nageant avec le courant", mais c'est possible que j'ai mal compris.

Poincaré et Edouard Le Roy [edit]

Je cite, d'après les deux pages suivantes de l'oeuvre déjà citée:
"Dès lors, l'affirmation 'la Terre tourne' n'a aucun sens, puisqueaucune expérience ne permettra de le vérifier"
Rélativisé, pourtant, par les mots précédants:
"L'espace absolu n'a aucune réalité objective."
Poincaré, La Science et l'hypothèse, 1902, cité d'après Simaan 2005, qui nous informe aussi qu'Edouard Le Roy interprète ce paragraphe comme un aveu de l'incapacité de la science à décider si la Terre se meut ou pas. En fait, Simaan avait cité une paragraphe entière de Poincaré et rien du tout d'Edouard Le Roy, sauf indirectement et sans sourcer son référat. Poincaré repond en 1905, La Valeur de la science. Simaan poursuit, citant de cette oeuvre:
Après avoir répété péremptoirement qu'il "n'existe pas d'espace absolu" Poincaré y rappelle les nombreuses preuves incontestables du mouvement de la Terre ("le mouvement diurne apparent des étoiles, le mouvement diurne des autres corps célestes, l'aplatissement de la Terre, la rotation du pendule de Foucault, la giration des cyclones, que sais-je encore?") et dit clairement:
Pour le ptoléméen, tous ces phénomènes n'ont entre eux aucun lien; pour le copernicien ils sont engendrés par une même cause. En disant que la Terre tourne, j'affirme que tous ces phénomènes ont un rapport intime, et cela est vrai bien qu'il n'y ait pas et qu'il ne puise y avoir d'espace absolu.
Les citations de Poincaré sont sourcés éditions Champs Flammarion, 1968, p. 131 pour le premier ouvrage et 1970, p. 184 pour le second.


Donc, depuis Michelson et Morley et Poincaré et Le Roy, c'est connu que les alternatives qui se posent sont:
  • soit espace absolu et fixeté de la Terre conformément au témoignage des sens
  • soit ni l'un ni l'autre contrairement au témoignage des sens
C'est aussi connu que la préférence pour la deuxième alternative n'est pas une question d'observation ou d'expérience faite ou possible, mais de spéculation sur la causalité.

Envoyés : 30/03/2007 10:38 - 30/03/2007 10:43
Envoyé : 09/05/2007 11:21

Géocentrisme, ma vers. 1

Géocentrisme

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Le géocentrisme est une conception non du système solaire, ce qu' est anachronique quant à Aristote et Ptolémé et inexact quant à Tycho Brahé, mais de l' Univers, selon laquelle la Terre en est le centre. Cette conception date de l'antiquité et a été notamment défendue par Aristote et Ptolémée. Elle perdurera jusqu'à la fin du XVIe siècle pour être progressivement remplacée par l'héliocentrisme dans lequel la Terre n'est plus au centre du système solaire, mais le Soleil, ni de l'Univers, mais quelque vortex lointain. Le modèle de Ptolémé a été abandonné suite à la précision croissante des mesures qui ne permettaient plus de tolérer les erreurs qu'il engendrait. A l'époque le modèle de Copernique (héliocentrique) était plus repandu et connu que celui de Tycho Brahé: par suite le héliocentrisme a été adopté.

Le géocentrisme d'Aristote

Les planètes tournent sur un épicycle qui lui-même tourne sur un déférent. Ce système permet de modéliser le mouvement rétrograde des planètes.
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Les planètes tournent sur un épicycle qui lui-même tourne sur un déférent. Ce système permet de modéliser le mouvement rétrograde des planètes.

Dans le modèle géocentrique la Terre est ronde. L'Univers, alors fini dans l'espace, se divise en deux partie : le monde infralunaire et supralunaire. Le premier concernant tout ce qui est situé sous l'orbite de la Lune (la Terre et son atmosphère), est symbole de mouvement, d'incertitude, continuellement altéré et instable. Il semble ne répondre à aucune loi et est plutôt hasardeux. Les êtres vivants naissent, changent, et meurent. Le second, quant à lui, est immuable, parfait, stable et éternel. Rien ne peut s'y créer ni disparaître. Les astres étaient portés par 55 sphères concentriques et se déplacaient à différentes vitesses, suivant une trajectoire circulaire, car le cercle (et par la même occasion, la sphère) était d'après les pythagoriciens la figure parfaite. La dernière sphère était celle des astres fixes (les étoiles) ; la première celle de la Lune. Ces sphères sont faites d'un matériau appelé éther. Cette théorie des sphères viendrait du philosophe Eudoxe (480-355 avant J.C) et a été reprise par Aristote pour établir ce modèle.

Cependant un problème se posait quant à la trajectoire des planètes. Celles-ci semblaient, par moments, revenir en arrière quelque temps avant de reprendre leur course dans le sens « normal ». Pour y répondre, tout en respectant le caractère parfait du cercle, Aristote imagina tout un système de sphères dont certaines ne sont là que pour faire tourner d'autres sphères qui elles porteront peut-être un astre. Voilà pourquoi il faut 55 sphères pour seulement six planètes.

Les planètes tournent donc sur des roues appelées épicycles, ceux-ci tournant eux même sur une autre roue — appelée déférent — dont le centre est la Terre. La rotation simultanée des deux permettait d'obtenir un mouvement rétrograde et d'expliquer celui des planètes, et ce rien qu'avec le cercle (il ne pouvait être autrement).


L'excentrique de Ptolémée

La trajectoire de Mars selon Ptolémée. Le point E est l'équant ; O est le centre de l'excentrique, tracé en pointillés. Les droites (Om-Mars) et (Os-Soleil) restent toujours parallèles entre elles.
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La trajectoire de Mars selon Ptolémée. Le point E est l'équant ; O est le centre de l'excentrique, tracé en pointillés. Les droites (Om-Mars) et (Os-Soleil) restent toujours parallèles entre elles.

Ptolémée va modifier quelque peu le modèle d'Aristote en introduisant la notion d'équant. L'équant est un point excentré duquel on voit la planète décrire une trajectoire avec une vitesse angulaire constante. Sous Aristote, ce point était confondu avec la Terre. Il introduit également l'excentrique, un épicycle inversé sur lequel tourne le centre du déférent. La Terre se trouve, elle, au symétrique de l'équant par rapport au centre de l'excentrique. Ce modèle, qui permet de mieux considérer les variations de vitesses des planètes, ne place donc plus la Terre en son centre mais un point « imaginaire » ne correspondant à l'emplacement d'aucun objet céleste. Grâce à cette nouvelle conception, Ptolémée permit d'obtenir des mesures bien plus précises à quelques degrés d'arc près.


Le système de Tycho Brahé

Le système de Tycho Brahé.
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Le système de Tycho Brahé.

Au XVIe siècle, l'astronome danois Tycho Brahé repense totalement la conception géocentrique de Ptolémée. Il élabore un modèle personnel hybride mélangeant géocentrisme (quant à l'Univers) et héliocentrisme (quant au Système Solaire, sauf la Terre) : la Lune et le Soleil tournent autour de la Terre — qui reste le centre de l'Univers — tandis que les planètes tournent autour du Soleil. Celui-ci a été créé afin de répondre au problème des phases de Vénus dans le système géocentrique précédent.

Son repensement pourrait être décrit comme identification du point excentré avec le soleil.

D'après Aristote, les comètes faisaient partie du monde sublunaire à cause de leurs trajectoires très excentriques et étaient même associées à des phénomènes météorologiques. Elles ne pouvaient faire partie du monde supralunaire où tout était ordonné car elles risquaient de heurter les sphères cristallines. Cependant, Tycho Brahé démontre que la comète de 1577 est à une distance supérieur à quatre fois la distance Terre-Lune et fait donc partie du monde supralunaire, infirmant la théorie des sphères matérielles. Les sphères n'étaient donc qu'une vue de l'esprit.

Cette immuabilité du monde supralunaire avait été remise en cause par l'observation d'une nova cinq ans auparavant. Celle-ci apparut puis disparut 18 jours plus tard, là où les objets étaient censés ne jamais mourir.

Envoyé : 07/07/2005 18:00

Parallaxe

Parallaxe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Version du 27 juin 2005 à 12:23; voir la version courante← Version précédente Version suivante →

La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet.

Ce mot apparait au XVIe siècle, emprunté au grec παράλλαξις, qui signifie « déplacement contigu ; parallaxe ».

Sommaire[masquer]
1 Métrologie
2 Photographie
3 Astronomie
3.1 Parallaxe diurne
3.2 Parallaxe annuelle
3.2.1 Mesure de distance des astres par la parallaxe annuelle
3.3 Parallaxe spectroscopique
4 Voir aussi
5 valeur comme preuve de l'héliocentrisme...


Métrologie

L'erreur de parallaxe est l'angle entre la direction du regard d'un observateur et la perpendiculaire à la graduation d'un appareil de mesure, amenant à une erreur de lecture de la mesure effectuée.

Afin de supprimer pratiquement cette erreur, l'observateur doit se placer de manière à confondre l'aiguille ou l'index avec l'image qu'en donne un miroir situé en arrière plan.

Photographie

La parallaxe de visée est la différence de cadrage entre l'image donnée par un viseur et l'image enregistrée par un appareil photographique.

Astronomie

En astronomie, la parallaxe est l'angle sous lequel peut être vue depuis un astre une longueur de référence :

pour les astres du système solaire, la référence est le rayon de la Terre qui a été choisie ; il s'agit de la parallaxe diurne ;

pour les astres extérieurs au système solaire, la référence est le demi-grand axe de l'orbite terrestre, soit une unité astronomique ; il s'agit de la parallaxe annuelle.

La détermination de la parallaxe lunaire (entre 52" et 62"), est due à Nicolas-Louis de Lacaille et à Lalande, opérant simultanément en deux points de la surface de la terre très éloignés l'un de l'autre. Lien vers l'image sur la wikipédie.

On confond l'arc et la tangente
(cliquer lien pour formule sur la wikipédie)
mesurés par les observateurs O1 et O2 distant de L
(cliquer lien pour formule sur la wikipédie)

Plus l'astre considéré est proche, plus son changement apparent de direction lié au déplacement de l'observateur est important. Les astronomes du XVIIème siècle et du début du XVIIIème ont longuement cherché à mettre en évidence cet effet géométrique à titre de confirmation du système héliocentrique de Copernic. La première mesure de la parallaxe d'une étoile a été publiée en 1838 par l'allemand Friedrich Wilhelm Bessel.

Parallaxe diurne
On appelle parallaxe diurne d'un astre l'angle sous lequel on verrait depuis cet astre le rayon terrestre (r) aboutissant au lieu d'observation (A). Cet angle est négligeable pour les étoiles. En revanche, c'est de lui qu'il s'agit quand on parle de la parallaxe d'un astre du système solaire.
Lorsque l'astre est à l'horizon du lieu (en A), cet angle atteint un maximum, la parallaxe horizontale. Cette dernière atteint elle-même sa valeur maximale pour un lieu situé à l'équateur, la parallaxe horizontale équatoriale. Par exemple, la parallaxe horizontale équatoriale du Soleil vaut 8,794". Le rapport de la parallaxe horizontale équatoriale moyenne du Soleil et de la parallaxe horizontale d'un astre fournit une valeur approchée de la distance d'un astre du système solaire, en unités astronomiques.

Parallaxe diurne: deux observateurs se placent en deux points A et B de la Terre les plus éloignés possible et notent la configuration des étoiles entourant l'astre observé. Ils peuvent ainsi calculer les angles BAP et ABP, puis en déduire la parallaxe qui permettra d'obtenir la distance TP.
(cliquer lien pour image sur la wikipédie)

Parallaxe annuelle
On appelle parallaxe annuelle d'une étoile l'angle sous lequel on verrait depuis cette étoile (E) le demi-grand axe de l'orbite terrestre (R). L'image suit la conception héliocentrique.

Parallaxe annuelle. L'objet dont on veut mesurer la distance est observé deux fois à six mois d'intervalle. Grâce à la configuration des étoiles en arrière plan, on peut calculer les angles ABE et BAE, puis en déduire la parallaxe π. On a alors la relation D = R / π (π en radians).
(cliquer lien pour image sur la wikipédie)

Mesure de distance des astres par la parallaxe annuelle

La parallaxe annuelle des plus proches étoiles permet d'en calculer la distance, cette distance étant proportionnelle à la cotangente de l'angle de parallaxe, soit approximativement l'inverse de cet angle ; entre la distance D de l'étoile au Soleil — exprimée en unités astronomiques — et la valeur π de sa parallaxe annuelle — exprimée en radians — existe la relation π = 1 / D. Des calculations qui présupposent la vérité physique de l'héliocentrisme.
Friedrich Wilhelm Bessel utilisa cette méthode pour la première fois en 1838 pour la binaire 61 du Cygne.

Avec l'usage de cette méthode de mesure de distance, une unité de longueur spécifique fut définie : le parsec, qui est la distance d'un astre dont la parallaxe annuelle est d'une seconde d'arc (toutes les parallaxes annuelles sont inférieures à la seconde d'arc - la fraction 1/3600 d'un degré -, et sont habituellement exprimées en millisecondes d'arc).

Cette unité facilite les calculs ; par exemple, pour Proxima Centauri, l'étoile la plus proche du Système solaire, la parallaxe est de 760 millisecondes, ce qui correspond à une distance est de 1 / 0,760 = 1,32 pc.

À la fin des années 1980, les parallaxes annuelles d'environ 8000 étoiles avaient été obtenues à partir de mesures directes (parallaxes trigonométriques), les mesures effectuées à partir des instruments construits à la surface de la Terre étant affectés d'imprécisions liées aux perturbations atmosphériques.

Grâce au satellite d'astrométrie européen Hipparcos, les parallaxes annuelles d'environ 100 000 étoiles sont maintenant connues avec une présision de 0,001".

Parallaxe spectroscopique
Un certain nombre de parallaxes d'étoiles plus lointaines sont déterminées par l'analyse spectroscopique de leur rayonnement. Cette analyse spectrale permet d'estimer leur magnitude absolue, et donc leur distance à partir de leur magnitude apparente ; cette méthode est désignée par parallaxe spectroscopique ou parallaxe photométrique.

Ces dénominations ne sont que des abus de langage, cette méthode imprécise n'ayant aucun rapport avec celles décrites précédemment (pour les étoiles proches, des différences de l'ordre de 20 % entre parallaxe trigonométrique et parallaxe spectroscopique ne sont pas rares).

Voir aussi
site de ESA : permet de mesurer le progrès apporté par l'automatisation des mesures de parallaxe par satellite.
Hipparcos et les Pléïades

valeur comme preuve de l'héliocentrisme...

- La plupart des catholiques qui acceptent l'héliocentrisme le font non tant pour les raisons de Galilée, comme pour la raison de parallaxe. Dans le processus de Galilée, l'Inquisiteur St Robert Bellarmin fit l'objection que, si la Terre se mouvait, il y aura une parallaxe (selon la définition ci-dessus). Mais aucune parallaxe n'avait été mésurée, voilà un argument contre l'héliocentrisme. Galilée repondit que les étoiles étaient trop loins pour que la parallaxe puisse être vue et mésurée avec les instruments d'alors.

La parallaxe mésurée par Bessel (ci-dessus) semblait à la plupart de l'opinion catholique d'avoir prouvé l'héliocentrisme en confirmant la prédiction de Galilée.

- Il semble, pourtant, que Bellarmin n'avait pas envisagé la parallaxe diverse comme nous la connaissons comme une preuve incontestable de l'héliocentrisme: une parallaxe uniforme des étoiles équidistantes de soit la terre, soit le soleil aurait prouvé l'héliocentrisme, par ce qu'il est plus correcte de dire qu'un contenu se meuve dans le conteneur que l'envers dans la philosophie acceptée Aristotélique et la Terre comme le Soleil sont contenues dans un univers visible limité selon ses idées par la sphère des étoiles fixes. Mais nous n'avons point une parallaxe uniforme des étoiles équidistantes: soit la parallaxe - comme l'appellent les héliocentriques - n'est point uniforme dans la même distance de la Terre, et alors elle ne peut pas être une parallaxe, mais doit être des mouvements divers et indépendants du mouvement de la Terre, ne la prouvant donc aucunement; soit la parallaxe est due au mouvement uniforme de la Terre, et les différences sont dues à la distance différente, chose compatible avec l'héliocentrisme et en formant dès longtemps partie: mais alors nous n'avons point la sphère équidistante des étoiles fixes comme preuve qu'il faille choisir entre le mouvement du contenu et cel du conténant. Et alors l'héliocentrisme n'est point prouvé géométriquement par la parallaxe.

Thursday, October 30, 2008

Rhétorique anti-droite ....

"DOSSIER POLITIQUE
"LES 5 RACINES D'UNE IDEOLOGIE
"IMPOSER SA VISION DU MONDE ET SURTOUT DéSIGNER DES ENNEMIS COMMUNS POUR FéDéRER SES COURANTS (CONTRE-RéVOLUTIONNAIRES, ULTRA-TRADITIONALISTES CATHOLIQUES...). TEL EST LE CIMENT DE L'EXTRÊME DROITE, UNE MOUVANCE QUI SE STRUCTURE AUTOUR DE CINQ THèMES."
La source: Phosphore, Mai 2007
Eh, bien? Et l'anti-droite n'est pas un ciment que fédère les gauches et les néolibéraux (autrement très divisés entre eux) contre, comme ennémi commun, les ultra-traditionnalistes Catholiques (qui ne sont pas très divisés du refusants de la République, certains y sont, d'autres acceptent la République, mais les Monarchistes aussi) et l'extrême droite?

"LES 5 RACINES D'UNE IDéOLOGIE"
Tout ce qui se rapporte à une des 5 thèmes appartient donc à une idéologie unique, et par là aux autres quatre, qui y appartiennet également?
Il y a mieux, quand on constate comment les 5 "racines" sont présentées ...

"1 Le refus de la démocratie et de la république"
Qui a lu Maurras (mais qui l'a?) sait qu'il rejetait la république à l'échelle du pays précisement en faveur des républiques à l'échelle de la ville. Il acceptait la monarchie à l'échelle du pays, pour que le monarche laisse en paix ces petits républiques, ce que ne peuvent pas les parlamentaires, car ils ont besoin d'être réélus ... et donc c'intéresser à tout le monde.

"2 Le rejet de l'immigration"
"5 L'antisémitisme"
Qui a lu Maurras sait qu'il n'y avait pas d'immigration à repousser hors les frontières du pays ou à accueillir dedans à l'époque.
Juifs et métèques (il cite le cas d'un commerçant portugais), pour lui c'étaient deux groupes qui n'avaient tout simplement pas les mêmes intérès culturellement dessinés que les autres Français, tout à fait comme les maçons et les huguenottes. Il analysait ces quatre groupes comme formant des dynasties du pouvoir parmi les habituellement élus. Ils ne leur montrait pas d'agressivité, sauf en tant qu'en pouvoir en France au lieu des Français ... et, par Paris au lieu de par chaque localité.

"3 Le nationalisme"
Le nationalisme insiste sur la dimension éthnique et exclusive de la nation. Mais il a raison. Je n'ai pas l'honneur d'être, ni Français, ni Provençal/Occitan, et la langue basque m'échappe largement aussi, tout comme le Breton. Bonne raison de ne pas me mêler excessivement dans les affaires de ces groupes, hein ...?
C'est précisement pour ça qu'en France, malgré mes sympathies pour Maurras, je n'ai pas parlé de monarchie. Je me suis borné aux thèmes qui sont internationaux et par conséquent compréhensibles, même aux dimensions émotionels (à certain degré), pour quelqu'un du dehors.
Ce que Maurras reprochait aux Juifs, Franc-Maçons, Huguénottes et Métèques, ce que les nationalistes d'aujourd'hui reprochent au musulmans immigrés et à Bruxelles (vous voyez, les ennémis ne sont pas les mêmes), c'est de faire la politique selon leur coeur (ou parfois sans coeur) pour un peuple qui en a un autre.

"4 L'ordre moral"
Phosphore cite le politologue Jean-Yves Camus: "On retrouve cette thématique sous le régime de Vichy ..." (sous-entendu: alors c'est une thématique de meurtriers, d'immoralistes ... comme si tout le régime de Vichy était enthousiastes pour les déportations: en fait Pétain a sacrifié son pouvoir en refusant de continuer les déportations en 1942, il était alors remplacé par Lavalle - ou était-ce Lasalle? Je confonds toujours ces deux noms!) "et sa politique rétrograde en matière de moeurs, contre l'avortement, contre le régime laïc, etc"
Et c'est ça que les anti-droites veulent défendre, ne fût-ce qu'au prix du bon sens, ne fût-ce qu'au prix de la ... précisamment: morale.

Qui veut savoir mon avis sur la moralité de l'avortement, ça suffit de consulter le menu à gauche:

C KOI, L'IVG?

Mon fils encore non conçu...

Trois observations sur "l'homosexualité"

Jamais

Je crois que des Juifs de bonne volonté, et de toute façon des nombreux manouches (ce peuple très chrétien) sont d'accord avec moi. Que la position soit taxée de l'extrême droite ou pas.

Pourquoi j'écris ça? Bien, il y a quand même des gens qui taxent ce site d'une ou d'autre immoralité non précisée (j'ai entendu) et cette rhétorique farouchement anti-droite est aussi une explication possible (parmi d'autres, donc) pourquoi mon site fâche certains. Anti-avortement donc d'extrême droite donc pour les horreurs que le régime Vichy a participé a commettre (ou selon certains même pas) ... contre des Juifs et des manouches ...

Les passions politiques aveuglent parfois la bonne logique et l'impartialité ...

Hans Lundahl
Aix en Pce
16/3 févr. 2008

Envoyé : 16/02/2008 15:43 - 16/02/2008 16:39

P.S. :

Dans le débat sur la droite en France, il convient de ne pas oublier le négationnisme. Certains ont une attitude un brin ... arbitraire dans cette question.

Faurisson est tenu comme honteux par ceux-là parce qu'il nie les crimes allégués d'allemands en pouvoir, pour lesquels ils ont été condamnés par la justice de Nuremberg; par implication il défend son peuple d'avoir contribué à tellement de crimes envers un autre peuple qu'on allègue souvent.

Elio Toaff vient d'écrire un livre non négationniste, où il admet précisement la possibilité que certains communautés du sien aient commis d'atrocités envers un autre, et pour lesquelles ils ont également été condamnés par des tribunaux. Alors il est tenu comme honteux parce qu'il n'est pas un négationniste. Il a du s'excuser, d'ailleurs, peut-être il a vraiment juste voulu ironiser.

Que les deux soient sincères ou ironiques, qu'ils se trompent ou pas, je me demande: si un tribunal a condamné des personnes d'un peuple pour des crimes atroces envers des personnes d'un autre, est-ce honnête d'admettre ou de nier, de ne pas être négationniste ou d'être négationniste envers les allégations du tribunal en question? L'un a été stigmatisé pour avoir fait ce qu'on exige à l'autre, et inversément.

ajouté par
Hans Lundahl
Aix en Provence
11-III/27-II-2008
Envoyé : 11/03/2008 09:50

Phosphore d'Avril 2008 a un dossier aussi:
Raciste, moi? (Comment vraiment savoir)
1 - Savoir ce qu'est le racisme
2 - Connaître les ressorts du racisme
3 - Décider que c'est mal
4 - Être confronté(e) à la différence
5 - Apprendre de ses erreurs
O la la, être non-raciste suffit apparemment pas, il faut être anti-raciste aussi, pas seulement en mots ou en principe, mais viscéralement!
Mais, ça ne va pas! C'est une révolution culturelle avec auto-critique communiste qu'on prône au nom d'une législation qui ne demande pas tout ça!

1 Savoir ce que c'est le racisme
"Rejeter quelqu'un pour sa couleur, sa nationalité, son origine sociale, sa sexualité, sa religion ... Les déclinaisons du racisme ne manquent pas."
a) Rejeter, c'est quoi? Il y a une grande différence entre abstention sociale et tuerie. Ou manque de confiance pour certains postes très importants.
b) Sexualité et religion ne sont pas races, ni hormi choix humain, rejeter quelqu'un à cause de ça ne relève donc pas du racisme.

2 - Connaître les ressorts du racisme
" 'On est tous un peu racistes au fond de nous'
Virginie, 18 ans
ça fait un peu froid dans le dos, ce qu'affirme cette étudiante. Mais si elle disait vrai?"
Un peu raciste, c'est quoi? Une loi peut être tenu ou enfreinte, mais pas "un peu" enfreinte! Si on n'est pas coupable d'incitation à la haine raciale, on ne l'est pas, même si on "est un peu raciste au fond de soi".

3 - Décider que c'est mal
" 'Le racisme, c'est inadmissible: on est tous fait pareil!'
Milan, 15 ans"
Quel racisme? Le racisme qui est interdite dans la loi, par exemple incitation à la haine raciale ou discrimination devant les tribunaux et d'autres magistrats? Ou le racisme qui est un peu au fond de tous eux-mêmes?

Malheureusement, s'il a 15, il y a un autre: le racisme qui pousse à tracasseries à l'école. Si on est 30 ou même peut-être 20 dans une classe, on y est souvent trop avec trop de différences. L'une ou l'autre serait la différence insupportable, généralement celle qui concerne juste une personne. En effet c'est souvent plus facile de tracasser une personne (pas pour elle même, mais pour les autres) que de faire une guerre entre deux champs. Là, c'est pas le reacisme qui est un peu en chacun, c'est le fait d'être obligé à l'école avec des gens avec qui on ne va pas.

Deux observations encore:
1) J'ai été victime de tracasseries, j'ai pas tracassé quand j'étais à l'école.
2) La sexualité normale, c'est comme on est tous faits, mais les déviances, soit il y a très peu qui sont faits comme ça, soit, plus probablement, on devient deviant.
3) Tant qu'on souhaite aux jeunes pédés de ne pas être tracassés jusqu'au suicide, ni tués, il y a aussi des geeks qui sont à tort parfois tamponnés comme pédés. Alors, la loi contre calomnie devrait passer devant les projets pédagogiques pour faire tolérer les pédés. S'il n'y a aucun dans la classe, il n'y a aucun. point final. Inventer un pour confronter les autres, c'est cyniquement instrumentaliser les écoliers sensibles dans la lutte contre le "racisme".

4 - Être confronté(e) à la différence
Non, merci, sans façon! Incitation contre haine raciale, discriminations raciales devant les magistrats ont beau être des crimes. Il ne s'ensuit pas que tout le monde soit obligé de vraiment savoir qu'il n'est pas raciste. Même observation pour l'homosexualité, sauf que le racisme est politicalement incorrecte, l'homosexualité plutôt chic dans certains cercles - ceux qui rédigent Phosphore, par exemple. Et de suite quant-aux autres maux, vrais ou supposés, chics ou politicalement incorrectes.
J'ai pas envie d'avoir à maintes fois à cotoyer des pédés juste pour vraiment savoir que je ne suis pas homophobe, par exemple. Même observation vis-à-vis des religions pas chrétiens. Il y a des gens que j'accepte malgré les différences, mais j'aime pas le spamming social comme test obligé de mon anti-racisme.

5 - Apprendre de ses erreurs
Qui décide quels erreurs sont mes pires et de quels erreurs je dois apprendre? Normalement moi-même! Secondairement, si je pratique une réligion comme catholicisme ou orthodoxie chrétienne, le père confesseur. Ou si j'étais encore enfant: mes parents, quelle que serait ma religion. Mais au delà de ça - non merci, j'ai pas envie des gens qui me disent quels soient mes erreurs et comment j'en doive apprendre et quoi j'en doive apprendre! Car ça, ça serait communisme, dans le grand style du maoisme.
Envoyé : 11/04/2008 14:17 - 11/04/2008 14:55