Thursday, October 30, 2008

La position de Bernanos (bis) avec Elitisme ou égalité?

Vue que ce message, avec ses suites (tecnicalement "réponses") a été délé, je le bisse:

"Si vous êtes monarchiste, pourquoi voulez vous interdire la parole à un monarchiste?"

"Vous monarchiste? Mais vous êtes à la rue!"

"Ah, bon? Et si la monarchie était au dessus des parties et des classes? Vous parlez carrément comme si elle s'identifiait avec le patronat!"

"Vous avez la position de Bernanos, alors?"

"Oui, surtout de Bernanos au debut de Les Grandes Cimitières Sous La Lune."

"Vous pensez que Franco avait tort de sauver l'Eglise d'Espagne?"

"Tout d'abord, c'est le bon Dieu qui sauve son Eglise. Mais oui, on peut dire qu'il y avait raison de sauver l'Eglise de ses martyres vite, on peut dire que l'Eglise avait marre des martyres, on peut dire que, même si l'Eglise tenait debout au milieu des martyres, beaucoup d'âmes ne le faisaient peut-être pas. Pour sauver la réligion Catholique du peuple d'Espagne, il a peut-être fallu cette guerre."

"Il avait raison de combattre les rouges, alors?"

"Pendant la guerre peut-être que oui. Mais la guerre fini, il fit quoi?"

(haussement d'épaules)

"Il garda la torture, il garda l'école obligatoire, tout en interdisant à ses adversaires de la guerre d'enseigner, même aux enfants de leur propre côté."

"Vue qu'il considérait leurs idées erronées et pernicieuses, c'est pas étonnant."

"Qu'il les à interdit d'enseigner, non. Mais de garder en même temps l'obligation scolaire, c'était livrer les enfants de ses adversaires aux mêmes humiliations qu'avaient provoqué le soulèvement des Cristeros, sauf que c'était de côté prétendument chrétienne."

"Et la psychiatrie?"

"A pu servir les mêmes objectifs: trop humilier en temps de paix les déjà humiliés par la défaite de 1939. Même autrement, elle était une oppression moderne, une bastille de nos jours."

Le demandeur, c'est quelque pseudomonarchiste ou droitiste bossiste imaginaire d'Aix (je vais pas diffuser qui j'avais en tête) - mais les réponses sont les miennes.

Hans Lundahl
11/1/2008 ou 29/12/2007
Aix en Provence

Envoyé : 25/03/2008 14:03

Sur mon autre site, le cadet d'Antimodernism, j'ai complété un essai sur le thème Patois, argot ou langue littéraire - z'ont tous une structure!

Ma position culturelle est celle de G K Chesterton et d'Hilaire Belloc, de Georges Bernanos, de J R R Tolkien, aussi de Charles Maurras (surtout au début). Mais par là, encore une raison de ne pas trop apprécier tout ce que faisait Franco.

S'il faudrait l'excuser pour avoir maintenu l'école obligatoire, on pourrait dire, qu'assurément Hitler et Mussolini auraient imposé le maintien de l'obligation scolaire comme une des conditions pour leur aide dans la guerre contre les rouges. (Mais en fait: Franco était le fils d'une institutrice, par là il croyait probablement faire un grand progrès en unifiant la langue en Espagne, et par là il a très probablement voulu garder l'obligation scolaire, pour le même oeuvre qu'en la III République, sauf qu'il n'était pas anticlérical.)
Envoyé : 25/03/2008 14:05

(P
our le fait que Franco était fils d'une institutrice (d'adultes, je crois) je vous renvoie à sa biographie par quelque Anglais qui a écrit la plus grande monographie sur la guerre d'Espagne. Je ne me souviens pas si c'était The Battle for Spain: The Spanish Civil War 1936-1939 by Antony Beevor ou The Spanish Civil War: Revised Edition (Modern Library Paperbacks) by Hugh Thomas ou encore The Spanish Civil War: Reaction, Revolution, and Revenge, Revised and Expande... by Paul Preston - mais vous voyez le genre de livre.

Cela fait plusieurs années que j'ai quitté la Suède, et c'était pas même la dernière lecture

ou peut-être Franco: Soldier, Commander, Dictator (Military Profiles) by Geoffrey Jensen ou Franco and the Spanish Civil War (Introductions to History (New York, N.Y.).) by Ribeiro de Men ou Franco: A Biography by Paul Preston ... de toute façon, ça devrait avoir été avant sa mariage avec le père du futur caudillo. Elle était une femme à la maison après, comme c'était la coutume pour les femmes mariées, au moins dans les classes suffisament à l'abris de la pauvreté.

Ribeiro de Men[eses] is not the author I was looking for, I think.)
Envoyé : 25/03/2008 17:53
En
voyé : 26/03/2008 11:23
E
nvoyé : 26/03/2008 11:42

[Parlant de l'obligation scolaire:]
Et pourquoi ces deux là étaient-ils forcés d'être au même collège?
E
nvoyé : 26/03/2008 11:53

Elitisme ou égalité?

Des co-débatteurs sur le ouaibe me reprochent parfois d’être ”facho”, d’être un élitiste extrême.

Des fachos ou tout simplement petit-bourgeois me reprochent parfois d’être communiste ou anarchiste, d’être un égalitaire extrême.

En fait, je ne crois ni l’un ni l’autre des deux extrêmes, ni même en principe faisant d’un modicum de l’autre une nécessité banale qui compromette les idéaux. Je suis chrétien. Je crois les dix commendements. Je crois les deux commendement de la charité. Je ne crois pas que les seuls grecs ou les seuls juifs soyent mes prochains, ni que seuls ceux de ma classe, nation ou même de ma religion le soyent à l’exclusion de tous les autres. Je n’exclus ni les autres couleurs de peaux, comme le font les racistes, ni les malformés, comme le font (en quelque pratique, sinon en théorie) les eugénistes.

De là je crois une certaine égalité entre tous les hommes. De l’autre coté, je crois que les dix commendements donnent un droit égal à des droits parfois inégaux. Le 5ème commendement, selon le compte de St Jean Bouche-d'Or, établit l’inégalité entre géniteurs et progéniture humaines. Apparentée est l’inégalité entre homme et femme, quoique plus légère, et celle entre patrons et quel que soit l’appellation de leurs serviteurs, ceux qui sont nourris et logés directement ou indirectement pour exécuter leur volonté. Apparentée aussi est l’inégalité entre souverain et sujets (même si en l’occurence le souverain peut être la totalité des sujets et les sujets par là les constituants d’un souverain abstrait) surtout dans la sphère judiciaire, diplomatique et militaire. Et c’est le Christ lui-même qui a choisi les 72 et surtout les 12 apôtres pour être les bergers des âmes des autres, dans l’Eglise. Evidemment, le 8ème donne le riche le même droit au beaucoup des possessions qu’il a déjà qu’a le pauvre au peu des possessions qu’il a déjà.

Est-ce que cela me fait un élitiste ou un égalitaire? Ni l’un, ni l’autre.

Je crois que les évèques sont superieurs aux fidèles, que les militaires et justiciers sont supéreurs à leur protégés, dont la vie paisible et le but de leur élévation. Je le crois vraiment, ces deux inégalités, ce n’est pas que je l’accepte seulement à contre-coeur.

Je crois aussi que les pères sont supérieures à leurs fils, les patrons à leurs employés, les bienfaiteurs à leurs bénéficiaires. MAIS, je ne crois pas que le père de l’un soit supérieur au fils d’un autre; que le patron de l’un soit supérieur à l’employé d’un autre; que le bienfaiteur de l’un soit supérieur au bénéficié d’un autre. Je crois que leurs inégalités restent dans leurs rélations. Je ne crois donc pas qu’il y aie une vraie, légitime et obligatoire inégalité entre les générations ou les classes pris par la société en large.

Y croire est à la fois un erreur capitaliste, car les grands financiers tendent de réorganiser les rélations économiques par les classes, et marxiste, car Marx croit dans la solidarité entre tous les membres d’une classe. Ou - quant-à l’inégalité et le conflit de plus en plus pressant entre les générations - un erreur freudien, vieux-testamental. Car dans le vieux testament les anciens - les pères d’une maisonné - formaient aussi pendant une époque l’élite politique et religieux après les prètres: réinterpreter une société chrétienne après ce modèle est un erreur, qu’il soit de tendence ”capitaliste” - vouloir renforcer l’obéissance des jeunes - ou ”marxiste” - vouloir l’affaiblir, pour que la génération grandissante se libère de ses devanceurs.


Et, je ne crois absolument pas, qu’il soit un but légitime d’une législation ou politique quelconque, de soit créer des inégalités nouvelles (de richesse ou de clientèle), soit abolir les inégalités consistents avec la société chrétienne.

Hans Lundahl
Aix en Provence 21 mars,
St Jaques le Confesseur
et St Benoît de Nursie, AD 2007

1 comment:

Hans Lundahl said...

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