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Thursday, October 30, 2008

Une situation

Madame a 40 ans. Monsieur fait son boulot comme charpentier, il est d'ailleurs agé de 55 ans, ses parents à lui, une septagénaire et un octo-, presque nonagénaire, sont à sa charge à elle, ainsi que les filles encore non mariées et les fils qui n'ont ni commencé l'apprentissage, ni même l'école. Le benjamin a 2 ans et parle déjà; il "adore" qu'on lui raconte quelquechose, la fille ainée, Françoise, agée de 25, est de visite cette semaine avec sa benjamine.

Madame est en train de cuisiner, la sauce ne doit pas brûler dans la cassérole, et tout de suite:

- l'octogénaire veut raconter sa bataille de Trafalgar pour la dixième fois ce matin

- la septagénaire devient sentimentale

- le benjamin à Madame demande une lecture

- la benjamine à Françoise - qui demande un peu de repos - commence à hurler.

Alors, Madame, est-elle surchargée? Pas du tout!

D'abord elle demande l'ainée des Mademoiselles de s'occuper de la sauce, puis elle décharge Françoise de sa benjamine et la place chez bellemaman, ensuite le benjamin se voit placé chez son papy (désolé pour le "plagiat", petit Spirou!) ensuite elle regarde si la première Mademoiselle s'occupe comme il faut de la sauce, et puis elle fait un petit inventaire de la situation, avant d'assister la première Mademoiselle avec le déjeuner, en attendant papa de retour pour la sieste. La deuxième Mlle est en train de faire la table.

Ainsi:

- papy peut indulger ses reminiscences et son manque de cohérence actuelle sans embêter personne, car

- le benjamin de Mme a son histoire désirée

- la petite-fille a ses câlins et

- mamy a sa sentimentalité maternelle

- la fille ainée, Françoise, a son repos comme invitée

- la première Mademoiselle a montré qu'elle peut vite remplacer quelqu'une aute à la cuisson de la sauce

- et, enfin, Monsieur retourne au déjeuner tout préparé, il n'a pas des soucis à la maison, il peut s'occuper de sa spécialité professionnelle, la charpente, et puisqu'il la fait bein il n'a pas des soucis financiers non plus (que Madame sait économiser aide beaucoup), il l'exerce donc comme un jeu d'enfant (un peu trop musclé pour les enfants, mais dans le même esprit)

- de plus les petits apprennent la langue française des plus agés, ils ne risquent pas de beaucoup la détériorer, surtout qu'ils n'ont ni radio, ni télévision; mais avec papy (qui a survécu Trafalgar, on se souvient) et avec tous les autres, ils ne manquent pas des distractions.

Cette situation-là n'a probablement pas été rare en 1857, sous Napoléon III. Il n'y a aucune raison qu'elle ne pourrait pas se répéter de nos jours - là où les ONG voient pauvreté, ignorance et oppression des femmes! - et même parmi les français, en générations futures. Toutefois il y a des conditions qui y contribuent et parfois sont même nécessaires:

- Madame est à la maison, elle n'a pas à faire un boulot embauchée chez un autre pour la plupart de la journée;

- eller a tous ses proches là, personne euthanasiée, personne avortée, personne soignée par des professionnels hors maison (enfin, elle a quelques fils à l'école ou à l'apprentissage, mais c'est autre chose);

- les vieux n'ont pas la même age: mamy n'a pas commencé de radoter, ni d'être incapable de se soigner hygièniquement come papy, elle est juste trop fatiguée pour faire tous qu'il faut faire pour vivre;

- ça aide que Monsieur n'a pas à se coincer dans un bus ou à prendre une autoroute à bouchons en voiture;

- ça aide la pauvreté et l'expectation que tout le monde fasse ce qu'il peut et doit;

- c'est indispensable que seuls les agés peuvent contester les décisions de Mme, que donc Mlle obéit à sa mère sans discussion;

- c'est indispensable que la tâche d'amuser un enfant de très basse age ou d'écouter les radotements d'un homme né en 1772 ne soyent pas vues comme des problèmes spécialisés à confier aux professionnelles avec une éducation très spécialisée, mais qu'ils soyent vues comme des choses tout-àfait normales dans une maison quelconque, et pour lesquelles même pas un adulte en pleine capacité soit requis;

- ça aide que Mme soit tout aussi libérée des soucis d'ordre publique ou professionnelle, que Monsieur l'est des problèmes domestiques. Elle est reine de sa maison, elle ne devient pas sa propre ambassatrice quant à l'extérieur, c'est pour ça qu'elle a un mari, n'est-ce pas?

Ajoutons que son royaume est bien indépendant vis-à-vis l'état, bien constituée qu'est la famille.

Quand je dis que ceci ou cela est indispensable, je le dis sous cette réserve: avec la Grace incréée et la Providance de Dieu rien n'est impossible. Seule la prière est vraiment indispensable.

Et la bataille de Trafalgar? Oh, papy a déjà commencé de raconter ses années avec Robert Surcouf - un homme qui savait bien, lui aussi, que la prière est indispensable, mais vraiment! - et pas seulement au foyer; sur mer, dans la guerre, dans la paix et en l'état aussi.

HGL

Trop bossent trop

et trop peux se sentent en sécurité dans leurs embauches.

On se repète à la nausée qu'il y aie trop de chômeurs. Il y a trop de gens qui cherchent travail, d'accord, mais pas trop peu de gens qui bossent.

On dit que les gens qui bossent sont obligés de payer les chômeurs et que de cette coté chaque chômeur volontaire est un fardeau pour ceux qui bossent. L'RMI est un fardeau pour eux, bien et bel, mais c'est aussi le cas avec les salaires des gens qui surveillent les RMIstes pour qu'ils ne deviennent pas chômeurs volontaires.

On disait, l'autre automne*, que les fruits pourissent parce qu'il y avait trop peu de cueilleurs. Au moins, un prêtre, qui m'a accueilli et critiqué mon chômage volontaire, l'a dit. Mais cueillir les fruits, pour la plupart des gens, ça ne nourrit pas une famille. D'abord la cueillette est payé par SMIC. Puis les loyers et coûtes de transport ne sont pas adaptées au SMIC, pas pour un homme qui veut nourrir femme et enfants, comme il le convient. Une comparaison historique serait pas inutile.

A la période des serfs, la cueillette chez le seigneur était souvent une corvée: mais en revanche les serfs avaient leurs propres allottisements et ne devaient pas se déplacer à travers la France ou même Europe pour faire la cueillette. Après, la cueillette est devenue ce qu'elle reste encore: un travail exercé par des saisonniers. Mais entre les saisons, les saisonniers pouvaient faire la manche, pendant les saisons, leurs femmes pouvaient faire la manche en attendant les salaires du mari; en se déplaçant on faisait comme les routards, on demandait du pain, du vin et du fromage et puis on continuait la route. Cela n'a ni entrainé la perte du domicile, ni la perte des enfants (les assistants sociaux qui les enlèvent sont biensûr aussi un corps qui bosse trop, dont le travail est payé par les payeurs d'impôts; et les banquiers qui mettent pression sur les propriétaires bossent trop aussi: leur travail est payé par les intérêts et la radinité qu'ils imposent avec leur travail).

Pour vivre de la cueillette, aujourd'hui, et en famille, il faut pas seulement laisser la femme travailler hors la maison, mais il faut aussi avoir la culture de la pauvreté. Oui, on peut vivre heureux et pauvre. On le peut si on a les coutumes qui permettent d'arranger les honnêtetés et festivités, les beautés et honneurs, les fêtes et même conforts de la vie avec un rien. Mais ça, ça s'apprend, comme tous les choses, dans l'enfance. Et (voir "C'est pas le boulot des parents d'enseigner") malheureusement l'enfance appartient en moins et moins aux parents et leur savoir-vivre et de plus en plus à une autre cathégorie qui bosse trop: les profs d'école, qui bossent même là où les parents (s'ils oseraient s'exprimer franchement, sans peur de perdre leurs enfants) ne le préfereraient pas; et, encore une fois, cette cathégorie des gens, qui bossent démésurément, est payé, pas par les clients qui le veulent bien être, en tant qu'ils le peuvent, mais par les payeurs d'impôts. Et, à différence des parents, ces profs d'école n'ont pas la culture de la pauvreté et ne peuvent pas la transmettre aux enfants non plus. En même temps (par l'obligation scolaire, et aussi par l'obligation à tous les parents d'avoir eau courante et électricité, sous peine d'enlèvement) ils empêchent les parents de la transmettre à leurs propres enfants.

Alors, la cueillette des fruits devient de moins en moins un travail pour des pères de familles - au moins du pays, mais parfois quand même d'un autre pays plus pauvre, comme les Maroccains en Huelva, les Portugais en Dordogne ou les Français et Espagnols jusqu'en Danemark.

De plus en plus, la cueillette des fruits devient un travail pour célibataires, en plus: pour célibataires qui n'ont pas l'intention de se marier bientôt. Comme tant d'autres travaux honnêtes, également maintenant exercés sous précarité, par les jeunes en vacances d'écoles ou les étrangers. Et les patrons peuvent compter sur encore et d'avantage des chômeurs, poussés à accepter un travail de plus qui n'arrange pas beaucoup leur situation.

Car beaucoup des familles sont malheureux. Quand autrefois un homme revenait du travail, surmenagé par le poids du ciment ou le stress à la moisson, au moins il revenait à une femme qui avait pu calibrer son travail de ménage au point de supporter son mari et le soulager à ce moment critique. Aujourd'hui il revient à une maison vide, même s'il n'est pas célibataire (ce qu'est d'ailleurs de plus en plus souvent le cas) parce que sa femme bosse plus loin ou est embauchée plus tard le soir. Ou à une femme qui a eu peu de temps de se détendre elle-même avant de se préparer de recevoir le mari. Ou qui querelle sur le point délicat qui devrait recevoir qui. Pas très curieux si après ça il y a nombreuses divorces. Et des nombreuses autres divorces juste évités par un docteur ou psy qui diagnose surménagement et ordonne des vacances payées par les impôts qui payent aussi son propre salaire. Attention: pas toujours que les docteurs ou psys veulent vraiment sauver un mariage. Surtout pas dans la classe ouvrière ou demunie, avec laquelle ils ont moins d'empathie. Surtout pas s'ils espèrent que le divorce va leur donner d'avantage des patients. Naturellements payés, eux aussi, par les impôts.

Comme résultat, on a trop peu d'enfants. Les immigrées donnent naissance à 24 enfants les dix, les françaises en total les dix femmes ont 19 enfants. Leur 24 sur dix suffit juste pour maintenir leur population même sans d'avantage d'immigrés. Les 19 sur dix ne le sont pas pour maintenir la notre sans plus d'immigrés. Et quand même les françaises sont mieux que les autres de nos européennes.

Une peuple qui s'évanouit va pas pouvoir payer les soins des vieux en hôpitaux ou maisons de repos sans s'exposer à d'avantage de travail pour encore moins, et sans être par conséquent tenté de resoudre la situation avec moins d'enfants. Et pour qu'elle puisse y pourvoir dans la famille, il faudrait déjà que les femmes reviennent aux maisons. Se faire dépendre des immigrés pour payer et soigner les propres vieillards, c'est se vouer au plan de soumettre tous les immigréês au même régime de plus en plus de bosse pour moins de moins bonheur. Même sans les ennuis causés par les différences traditionnelles de culture ou religion entre nous et certains immigrés, ça va pas leur chanter.

En fait, déjà aujourd'hui les vieux se sentent moins heureux que leurs homologues d'il y a quelques vingt années: déjà leurs retraites achettent moins et les médecins les soignent pas toujours en pays comme Suède et Angleterre.

Ils croient - au moins en Allemagne - pouvoir échapper en forçant leurs enfants et leurs petits-enfants de travailler d'avantage. En votant les politiciens qui décident comme ça. Tant qu'ils ne rereservent pas cette injonction aux hommes et qu'il ne pourvoient pas à ce que les hommes qui la suivent peuvent bien se marier et nourrir femme - femme de ménage, pas embauchée pour salaire - et enfants, ils ne réussiront qu'à préparer, sinon pour soi-mêmes, au moins peur les futurs vieux, une piège. Ils se préparent d'être vus comme un fardeau.

Tenez, j'avais oublié de signer et de dater. Voici un mis à jour:

"La proportion des 20 - 24 vivant en couple est passé de 1 sur 3 en 1980, à 1 sur 10 aujourd'hui." Phosphore, nov 2006, page 15; première paragraphe de Faits et chiffres en marge droit.

Revisé le 3/16 avril 2008, Aix en Provence

Hans Lundahl

*ça c'était 2005

Amiante, poussière de bois...

Vous fumez 20 cigarettes par jour, vous travaillez là où l'on coupe bois en grandes quantités, ou vous travaillez dans l'exploitation de l'amiante - quelle vie est la plus dangéreuse pour vous poumons? Correctement: l'amiante. Entre les 3 les 20 clopes sont même les moins malsains.

20minutes, jeudi 23 mars 2006, p 6, donne les chiffres:

"1 cancer du poumon sur 6 est du à l'amiante, et le minéral est responsable d'environ la moitié des cancers d'origine professionnelle.

9% des cancers professionnelles sont dus aux poussières de bois, deuxième agent cancérogène après l'amiante.

20% des cancers sont liés au travail pour les ouvriers. Ils sont 2 à 3 fois plus victimes de cancers de poumon que les cadres.

1 quart des travailleurs a été exposé au cours de sa carrière à des substances cancérogènes."

20minutes donne aussi une explication:

"la santé au travail reste trop souvent ôtage du compromis entre patronat et syndicats, le premier défendant la productivité à tout prix, les seconds l'emploi" (cité après Marcel Royez, sécrétaire général de la Fnath).

Quelques observations:

1) Si l'on endurcit "la guerre au chomage" et s'acharne à guérir les problèmes avec encore plus de productivité, et si l'on affaiblit le statut de l'employé, ça va s'empirer.

2) Tous ça tient à l'industrialisme: avant les ascenseurs les maisons étaient assez petites d'hauteur et parfois assez éparses de placement pour éviter des grands incendies sans l'amiante; scier le bois à main donne beaucoup moins de bois et par conséquent beaucoup moins de poussière de bois par heure et personne que les trançonneuses et les scies éléctriques dans les usines; les couleurs à peindre, sauf le vert d'arsène, étaient plus sains, car les solvants étaient biologiques; dans les champs on n'utilisait pas des pesticides cancérogènes, mutagènes ou infertilisants pour l'homme: en somme, avant qu'on avait permis les méthodes de production modernes dans une concurrence libre, la vie était pour la plupart plus saine.

3) On travaille trop, parce qu'on produit trop par employé et parce que trop des femmes préfèrent ou sont poussées à préferer le travail dans l'emploi à la famille.

4) Néanmoins, on prétend rendre un service aux SDF et chômeurs en les poussant à prendre un travail, même malsain, et on les traite d'irresponsables et de parasites s'ils refusent.

5) La mesquinité de qqns, qui ont de l'influence sur des autres, pousse à faire l'existence des SDF moins salubre qu'il pouvait même être avec leurs mêmes attitudes et les mêmes ressources dépensées pour eux.

Avant la sixième observation, encore une citation, cette fois de metro, vendredi le 24 mars, p 10:

"Le géant américain Johnson & Johnson a racheté le groupe Laboratoire Vendôme, propriétaire de la marque de savon Le Petit Marseillais...[que le groupe, c]réé en 1981 ... a relancé ... en 1986 ..."

6) Si le groupe avait été dans les mains d'un propriétaire personnel ou d'une famille, il auarit pu résister à cette collectivisation (j'utilise le terme communiste bien à propos) par le simple fait de ne pas se vouloir vendre. A moins qu'il aurait fait faillite. Au moyen âge la faillite ne pouvait pas s'imposer à un artisan ou commerçant, il devait le demander à ses créanciers pour pouvoir faire faillite: autrement il était obligé de continuer et faire des payements sur ses dettes. La faillite imposé et la propriété d'une collective d'actionnarires, depuis possibles, contribuent beaucoup à ce genre de collectivisation.

7) Et par conséquent, tant qu'une entreprise est encore libre et possède soi-même, elle tâche de faire la compétation avec une grande productivité qui nuit, comme nous l'avons vu, parfois la santé des employés.

NB: Je ne dis pas que les employés du Laboratoire Vendôme aient été exposés aux cancérogènes, j'en sais rien. Mais je dis que ces conditions de commerce et des entreprises productives, ce stress d'efficacité, contribue beaucoup aux risques de cancer professionnelle, là où il existe.

/HGL

Voir aussi: "C'est trop facile. Il faut serrer ..."

"Putting the cart before the horse"


Je ne sais pas comment on dit ça en français. Mais je pourrais citer quelques examples de ça dans ce qu'on fait pour les démunis.

S'il devient plus important que des chaussures soient triés par des pauvres que donnés aux pauvres, là il y a un manque de proportion éclatante entre les moyens et les finalités.

A moins que la finalité ne soit de faire travailler un pauvre plutôt que de vêtir un autre.

Envoyé : 14/12/2006 11:11


”Mettre la charrue avant les boeufs” - voilà comme on le dit en français!

Envoyé : 20/12/2006 08:46


On peut ajouter, que le salaire des pauvres dans les centres de trie, n'est pas trop bonne. A Emmaüs, ils sont logés, nourris et vêtus, mais ils travaillent 35 heurs et touchent 50 € par semaine. De plus, ils doivent suivre un reglement qui leur interdit de boire vin, même avec les repas ou pour occasions festives.

Envoyé : 07/02/2007 14:04

Wednesday, October 29, 2008

"C'est trop facile, il faut serrer les vices"

Richélieu a "serré les vices" pour les vagabonds il y a 100 ans avant les Lumières et la Franc-Maçonnerie. La mairie de Stockholm a "serré les vices" pour les mendiants le siècle avant la Réforme en Suède. Ecosse a introduit, pour les jeunes nobles, l'obligation scolaire ("serré les vices" pour la jeunesse, donc) 100 ans avant la plus sanglante Réforme de toute l'Europe.

Les pharisiens ont "serré les vices" pour les pauvres - pour leur propre bien, bien entendu - à l'Epoque d'Hillel, environ 100 ans avant leur Apostasie et Déicide.

Si maintenant on adopte l'attitude de certains musulmans, que j'ai vus, envers les pauvres, surtout envers les alcoolics réels ou supposés: combien encore va-t-on garder la Sainte Foi Catholique?

Puis, c'est à tort que l'on dit "c'est trop facile". Maintenant c'est trop facile d'être viré du travail pour être remplacé par une machine, une femme, ou quelqu'un d'une culture plus travailleuse que la notre. Pour les virés il ne faut pas dire alors que c'est trop facile de survivre sans travail.

Envoyé : 01/03/2006 21:35

Ni CPE ni "EVA" (mars, 2006)

Provisoirement le PS a nommé Entrée dans la Vie Active (EVA) un dispositif visant à remplacer le CPE.

CPE est un contrat en principe comparable au CDI, sauf que la période d'essai "dure deux ans au cours desquels l'employé peut être licencié sans motif".* Et mainte autre abrègement du droit du travail. Après l'age de 26 ans il n'y aura plus CPE, en théorie, mais on sait jamais quelle nouvelle embauche on pourrait imaginer. Un même patron peut faire plus que deux contrâts consécutives avec un même employé, sauf qu'il doive passer 3 mois entre les deux. Il doit s'agir d'une entreprise de plus de 25 employés, donc forcement d'un assez grand intéret économique. De cette façon une telle entreprise pourra exploiter des jeunes ouvriers dévoués, qui pourtant n'auraient en échange de leur dévotion aucune sécurité de garder leur travail. Qui se trouveraient donc plus souvent chez des assistants sociaux et moins souvent en qualité de pères de famille.

Martine Aubry présente l'EVA: "Il s'agit de savoir comment quelqu'un qui sort de l'école, jusqu'au moment où il prendra sa retraite, pourra être accompagné..."** Halte-là! C'est déjà trop que maintenant tous les parents doivent obligatoirement - selon ce que m'on a dit - être accompagnés jusqu'au 18ème anniversaire de leur dernier rejeton: maintenant les assistants sociaux en veulent à la liberté des gens en age productif - tout court.

Elle continue: "...avoir des sécurités en matière de remunération mais aussi en termes des possibilités professionnelles"** - autrement dit: pour les uns la possibilité de poursuivre sa carrière idéale sans entrave, pour les autres la "possibilité" de rééducation en cas d'echec.

"En contrepartie" metro resume qqc plus longue "des engagements sur la durée seraient rendus obligatoires à la manière d'un service civil, concernant formations et dons de temps libre, pour ne pas favoriser l'assistanat."** Voilà, que l'on admet ce que je viens de signaler: être accompagné n'est pas précisement une liberté.

Ce système a déjà existé dans l'Union Soviètique. On a déjà eu marre de cette perte de liberté une fois.

La "droite"*** veut donc nous soumettre sous 8 - 10 ans de servitude sous les bureaucrats ou travail sous précariat visant la possibilité d'une telle: la gauche*** ne se contente qu'avec toute une vie active. On imagine comme ça serait libre pour les uns et contraignant pour les autres: évidemmenet le frère cadet d'une assistante sociale qui est collègue de son assistante sociale aura plus liberté et un nettoyeur de la rue aura à faire plus de dons de temps libre.

Et en fin du compte, là aussi les jeunes (ou même pas si jeunes) qui se trouveraient plus souvent chez les assistants sociaux, se trouveraient dans l'obligation de montrer dévotion excessive aux patrons, sans avoir de quoi former une famille.

Quand on parle de la famille, il y a pire dans la nouvelle loi, voir: Contrat Responsablilité Parentale

*20minutes, 7 mars, page 7
**metro, 7 mars, page 2

***voir aussi le debut de ma défence du moyen age

Voir aussi: "C'est trop facile. Il faut serrer ..."

Deux psaumes pour nos jours

DEUX PSAUMES POUR NOS JOURS

Psaume 103 loue la Toutpuissance du Seigneur sur l’Univers et proclame que la vie est un don de la Providence. Contre matérialisme, héliocentrisme et darwinisme. Psaume Nisi Dnus aedificaverit domum in vanum laboraverunt qui aedificant eam: proclame que nos réussites et nos échecs dépendent de la volonté de Dieu. Contre hystérie d’action ou de planification et malthusianisme.

Les voici en anglais, version Douay:

103:1 (For David himself.)

Bless the Lord, O my soul: O Lord my God, thou art exceedingly great. Thou hast put on praise and beauty:

103:2 and art clothed with light as with a garment. Who stretchest out the heaven like a pavilion:

103:3 who coverest the higher rooms thereof with water. Who makest the clouds thy chariot: who walkest upon the wings of the winds.

103:4 Who makest thy angels spirits: and thy ministers a burning fire.

103:5 Who hast founded the earth upon its own bases: it shall not be moved for ever and ever.

103:6 The deep like a garment is its clothing: above the mountains shall the waters stand.

103:7 At thy rebuke they shall flee: at the voice of thy thunder they shall fear.

103:8 The mountains ascend, and the plains descend into the place which thou hast founded for them.

103:9 Thou hast set a bound which they shall not pass over; neither shall they return to cover the earth.

103:10 Thou sendest forth springs in the vales: between the midst of the hills the waters shall pass.

103:11 All the beasts of the field shall drink: the wild asses shall expect in their thirst.

103:12 Over them the birds of the air shall dwell: from the midst of the rocks they shall give forth their voices.

103:13 Thou waterest the hills from thy upper rooms: the earth shall be filled with the fruit of thy works:

103:14 Bringing forth grass for cattle, and herb for the service of men. That thou mayst bring bread out of the earth:

103:15 and that wine may cheer the heart of man. That he may make the face cheerful with oil: and that bread may strengthen man's heart.

103:16 The trees of the field shall be filled, and the cedars of Libanus which he hath planted:

103:17 there the sparrows shall make their nests. The highest of them is the house of the heron.

103:18 The high hills are a refuge for the harts, the rock for the irchins.

103:19 He hath made the moon for seasons: the sun knoweth his going down.

103:20 Thou hast appointed darkness, and it is night: in it shall all the beasts of the woods go about:

103:21 The young lions roaring after their prey, and seeking their meat from God.

103:22 The sun ariseth, and they are gathered together: and they shall lie down in their dens.

103:23 Man shall go forth to his work, and to his labour until the evening.

103:24 How great are thy works, O Lord? thou hast made all things in wisdom: the earth is filled with thy riches.

103:25 So is this great sea, which stretcheth wide its arms: there are creeping things without number: Creatures little and great.

103:26 There the ships shall go. This sea dragon which thou hast formed to play therein.

103:27 All expect of thee that thou give them food in season.

103:28 What thou givest to them they shall gather up: when thou openest thy hand, they shall all be filled with good.

103:29 But if thou turnest away thy face, they shall be troubled: thou shalt take away their breath, and they shall fail, and shall return to their dust.

103:30 Thou shalt send forth thy spirit, and they shall be created: and thou shalt renew the face of the earth.

103:31 May the glory of the Lord endure for ever: the Lord shall rejoice in his works.

103:32 He looketh upon the earth, and maketh it tremble: he toucheth the mountains, and they smoke.

103:33 I will sing to the Lord as long as I live: I will sing praise to my God while I have my being.

103:34 Let my speech be acceptable to him: but I will take delight in the Lord.

103:35 Let sinners be consumed out of the earth, and the unjust, so that they be no more: O my soul, bless thou the Lord.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours, et pendant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

126:1 Unless the Lord build the house, they labour in vain that build it. Unless the Lord keep the city, he watcheth in vain that keepeth it.

126:2 It is vain for you to rise before light, rise ye after you have sitten, you that eat the bread of sorrow. When he shall give sleep to his beloved

126:3 behold the inheritance of the Lord are children: the reward, the fruit of the womb.

126:4 As arrows in the hand of the mighty, so the children of them that have been shaken.

126:5 Blessed is the man that hath filled the desire with them; he shall not be confounded when he shall speak to his enemies in the gate.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours, et pendant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.