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Thursday, October 30, 2008

Amiante, poussière de bois...

Vous fumez 20 cigarettes par jour, vous travaillez là où l'on coupe bois en grandes quantités, ou vous travaillez dans l'exploitation de l'amiante - quelle vie est la plus dangéreuse pour vous poumons? Correctement: l'amiante. Entre les 3 les 20 clopes sont même les moins malsains.

20minutes, jeudi 23 mars 2006, p 6, donne les chiffres:

"1 cancer du poumon sur 6 est du à l'amiante, et le minéral est responsable d'environ la moitié des cancers d'origine professionnelle.

9% des cancers professionnelles sont dus aux poussières de bois, deuxième agent cancérogène après l'amiante.

20% des cancers sont liés au travail pour les ouvriers. Ils sont 2 à 3 fois plus victimes de cancers de poumon que les cadres.

1 quart des travailleurs a été exposé au cours de sa carrière à des substances cancérogènes."

20minutes donne aussi une explication:

"la santé au travail reste trop souvent ôtage du compromis entre patronat et syndicats, le premier défendant la productivité à tout prix, les seconds l'emploi" (cité après Marcel Royez, sécrétaire général de la Fnath).

Quelques observations:

1) Si l'on endurcit "la guerre au chomage" et s'acharne à guérir les problèmes avec encore plus de productivité, et si l'on affaiblit le statut de l'employé, ça va s'empirer.

2) Tous ça tient à l'industrialisme: avant les ascenseurs les maisons étaient assez petites d'hauteur et parfois assez éparses de placement pour éviter des grands incendies sans l'amiante; scier le bois à main donne beaucoup moins de bois et par conséquent beaucoup moins de poussière de bois par heure et personne que les trançonneuses et les scies éléctriques dans les usines; les couleurs à peindre, sauf le vert d'arsène, étaient plus sains, car les solvants étaient biologiques; dans les champs on n'utilisait pas des pesticides cancérogènes, mutagènes ou infertilisants pour l'homme: en somme, avant qu'on avait permis les méthodes de production modernes dans une concurrence libre, la vie était pour la plupart plus saine.

3) On travaille trop, parce qu'on produit trop par employé et parce que trop des femmes préfèrent ou sont poussées à préferer le travail dans l'emploi à la famille.

4) Néanmoins, on prétend rendre un service aux SDF et chômeurs en les poussant à prendre un travail, même malsain, et on les traite d'irresponsables et de parasites s'ils refusent.

5) La mesquinité de qqns, qui ont de l'influence sur des autres, pousse à faire l'existence des SDF moins salubre qu'il pouvait même être avec leurs mêmes attitudes et les mêmes ressources dépensées pour eux.

Avant la sixième observation, encore une citation, cette fois de metro, vendredi le 24 mars, p 10:

"Le géant américain Johnson & Johnson a racheté le groupe Laboratoire Vendôme, propriétaire de la marque de savon Le Petit Marseillais...[que le groupe, c]réé en 1981 ... a relancé ... en 1986 ..."

6) Si le groupe avait été dans les mains d'un propriétaire personnel ou d'une famille, il auarit pu résister à cette collectivisation (j'utilise le terme communiste bien à propos) par le simple fait de ne pas se vouloir vendre. A moins qu'il aurait fait faillite. Au moyen âge la faillite ne pouvait pas s'imposer à un artisan ou commerçant, il devait le demander à ses créanciers pour pouvoir faire faillite: autrement il était obligé de continuer et faire des payements sur ses dettes. La faillite imposé et la propriété d'une collective d'actionnarires, depuis possibles, contribuent beaucoup à ce genre de collectivisation.

7) Et par conséquent, tant qu'une entreprise est encore libre et possède soi-même, elle tâche de faire la compétation avec une grande productivité qui nuit, comme nous l'avons vu, parfois la santé des employés.

NB: Je ne dis pas que les employés du Laboratoire Vendôme aient été exposés aux cancérogènes, j'en sais rien. Mais je dis que ces conditions de commerce et des entreprises productives, ce stress d'efficacité, contribue beaucoup aux risques de cancer professionnelle, là où il existe.

/HGL

Voir aussi: "C'est trop facile. Il faut serrer ..."

Logements sociaux avant les ascenseurs

Dans la Rome de l'Antiquité, les immeubles de six, ou peut-être même cinq étages étaient interdits. Motif: éviter que les immeubles ne tombent et écrasent les habitants. De toute façon, plus un étage était élévé, plus il était incommode y accesser, avant les ascenseurs. Et moins attractives étaient les appartements sur l'étage.

Faisons un pas vers presque nos temps. Il y a un siècle, la plupart des vieux immeubles manquaient encore des ascenseurs. On couvrait sa tête en fonction de son rang social.

Locateurs de premier étage avec une boutique parterre pouvaient facilment être soit des mélones, soit des chapeaux haut-de-forme. Le boucher portait une mélone, le jouailleur un chapeau haut-de-forme peut-être. Ou même pas? Peut-être seulement le propriétaire, ou même pas lui avait un chapeau haut-de-forme.

Deuxième étage: encore des mélones - clercs qui travaillaient d'ailleur.

Troisième étage: les mélones commencent à cotoyer les casquettes.

Quatrième étage: que des casquettes.

Sous les tuiles: les plus pauvres, à part les clochards.

Evidemment, les premiers étages sponsoraient les derniers.

Soeur Thérèse de l'Enfant Jésus trouvait l'ascenseur un bon symbole pour la Grace Divine. Je suis d'accord, tant que l'ascenseur demeure symbolique. Mais après l'introduction des ascenseurs en plus et plus de maisons, il y a proportionnellement moins et moins logements sociaux privés, sponsorés par les locateurs d'en bas, car même les chambres sous les tuiles sont renovées et louées à prix trop élévés.

/HGL

Wednesday, October 29, 2008

Pourquoi Antimodernisme - contre l'électricité aussi?

- Pourquoi es tu contre le modernisme?
- Parce qu’il est néopayen, malthusien et néoélitiste d’un élite des valeurs non traditionnels.(1)
- Bien il y a des abus, mais regardez çà?
- Quoi?
- L’électricité: vous n’allez quand même pas vivre avec des bougies?
- J’ai vécu avec des bougies un an de mon enfance, qui fut parmi les plus heureux.

Là elle est partie avec ses fils.

J’aurai pu ajouter:
C’est vrai que les bougies et les poêles à bois donnent carbodioxide, mais l’éléctricité de l’eau inonde des champs et bloque les voies de propagation des poissons, l’uranium fait des déchets nucléaires radioactifs, des catastrophes comme Harrisford et Chernobyle, de Plutonium qui peut être developpé en bombes atomiques. Et l’électricité de charbon, pétrol et c donne aussi carbodioxide, et l’électricité de soleil ou du vent est très marginelle.

Aussi: elle rend totalment dépendant d’une grande compagnie d’électricité: allumer le feu ou la bougie avec silex et acier ne le rend pas. Aussi: les machines électriques, si elles facilitent seulement ton travail personnel, c’est ton affaire, mais elles font le travail de plusieurs hommes par la manipulation d’un seule et produit des chomeurs qui deviennent dépendants de l’aide public ou de la manche.

Les vieilles faux et serpes n'étaient pas trop chères à remplacer, et pour marcher il demandaient qu'il y aie quelques calories (pas trop peu) dans ceux qui les menaient. Les machines qui les ont remplacées demandent électricté ou pétrol pour marcher, et elles sont très chères à remplacer, de façon qu'il devienne nécessaire d'emprunter et s'endetter chez les banques. De plus, les peu d'hommes qui y restent encore - les autres remplacés par machines ou effrayés par les dettes - les peuvent moins facilement mener comme armes de revolte, si celle-ci devenait nécessaire.

Une autre fois on m'a demandé si je ne trouvais pas fantastique qu'avec les autobus modernes on pouvait se déplacer longues chemins à court temps. J'avais repondu que c'était plutôt les institutions politiques et pseudomorales qui avaiaent détérioré que la technologie. Pourtant j'aurais pu ajouter: avec ces possibilités, se déplacer chaque jour laborable devient une nécessité économique pour tant des gens, et le fatigue de trop peu de sommeil remplace le fatigue des bras d'autrefois. Une mère qui travaille à la maison peut faire attention aux enfants; une mère qui travaille a dix kilomètres de distance, dans une usine, faisant des choses qu'elle fairait moins mais mieux dans la cuisine que dans l'usine, elle est obligée de consulter une crêche, plus tard une école (dite maternelle parce qu'elle remplace les mères dans les sphères où la plupart des mères seraient compétants encore: chose qui se vérifie aussi pour la primaire), au lieu de garder ses enfants elle-même.

(1)voir par exemple Les psychologues et historiens des religions

Pour une version bilingue, surtout anglaise de la même idée mais en plus de détail, voir Why Antimodernism?

On peut vivre ...

On peut vivre sans électricité et gaz et de l’eau courante et toilette à la chasse. On peut tenir chaud avec vêtements ou du feu, on peut utiliser du bois ou du composte séché pour le feu, on peut se coucher après le coucher du soleil ou regarder ensemble le feu ou les étoiles ou on peut lire avec bougies ou lampes de pétrol: et un seul peut lire à haute voix tandis que les autres écoutent.

On peut vivre sans se faire dépendre des grosses companies privées, communales, départementales ou étatiques - à qui de l’empêcher?

On peut vivre sans Coca-Cola, sans Levi’s jeans, sans Mars, Snickers et Bounty, sans Mc-Do et KDF: on peut boire du vin (alternant avec de l’eau), du cidre ou de la bierre, on peut coudre et les femmes peuvent porter des jupes. On peut faire sa chocolatérie, ou aller au chocolatier, on peut cuisiner ses hamburgers et ses poulets avec ses frites - ou d’autres mets.

On peut donc vivre sans se faire le client des entreprises ou franchising-companies internationales: à qui de l’empêcher?

On peut vivre sans CD-player et sans CDs de Virgin, sans radio et sans télé, car à part les nouvelles qui sont rédigées par on ne sait qui, selon directives qu’on devine, et dont on n’a pour la plupart pas besoin, ni grande joie, ni grande compassion, il s’agit des jeux, des charades, des théatres, de la musique qu’on peut faire à la maison ou regarder ou écouter dans la rue, payant ou pas selon le goût une pièce ou un billet.

On peut donc vivre sans se laisser déformer ses goûts et la perception des actualités dans leur vraies proportions entre bien, mal et banal - à qui de l’empêcher?

Pourtant: apparemment la vie simple et autosuffisante est de fait empêchée, surtout pour les familles.

L’autosuffisance, est elle pauvre? Non, elle est une richesse. Qui a ce qu’il veut n’est pas pauvre. Qui a les talents et le savoir-faire pour le procurer, aura le plus souvent ce qu’il veut - sauf si quelqu’un l’empêche.

L’autosuffisance, est elle un esclavage? Non, elle est laborieuse mais libre des dépendances. Là ou elle existe.

L’autosuffisance, est elle une isolation? Non, elle soude les familles et maisonnées et les voisinages à travers les sexes, générations et les classes.

L’autosuffisance, est elle un idéal inaccessible? L’autosuffisance totale de chaque homme l’est: l’autosuffisance d’une famille ou d’un village, comme décrite par moi ne l’est normalement pas.

L’autosuffisance, est elle barbare ou sans coeur? Elle peut l’être, mais elle n’est pas obligée de l’être. Elle peut l’être, car l’homme peut l’être; elle n’est pas obligée de l’être, car l’homme n’est pas obligé de l’être.

L’autosuffisance, est elle ignorante? Elle peut l’être. Elle serait aussi en position de choisir librement entre clergé chrétienne et science moderne pour remplir le vide.

L’autosuffisance, est elle traditionnaliste? Oui, normalement les parents qui suffisent pour décider de l’éducation de leurs progéniture arrivent à transmettre leur propre vision du monde et n’acceptent pas que des autres imposent une langue, une réligion, une moralité aux élève”s qui n’est pas pleinement celle de leurs progéniteurs. Qui veut changer la génération grandissante doit avant tout s’adresser aux adultes et aux adolescents qui partagent déjà la liberté adulte. Pour que des païens autosuffisantes et pas appauvris abandonnent leurs idoles ou cessent de s’adresser aux esprits pour servir un seul Dieu Trin et Un, il faut des miracles d’un apôtre, des saintetés d’un érémite, des arguments d’un fort philosophe - et encore l’intéret de l’écouter - ou des armes d’un croisé. Ou le décret d’un roi sacré qui se laisse baptiser et sans lequel le culte païen collapse. Pas juste le mot d’un homme qui est censé savoir mieux parce qu’il a fait des études et parce qu’on verra ses enfants enlevés si on s’oppose à son enseignement: car cette situation n’est pas l’autosuffisante, cette situation qui en qqs générations est parvenu de déchristianiser la France, ou la Suède. Ou la Hollande.

Hans Lundahl
Nice le 30 Avril 2007,
St Jâques de Zébédée

Après le pétrol et l'uranium - quoi?

Le charbon minéral et le gaz naturel suffiront pas pour les remplacer: en fait ils s'épuisent tout à fait comme le pétrol.

L'énergie végétal se cultiverait au dépense des champs pour la nourriture: d'ailleurs le colza ne suffit pas pour remplacer le pétrol, comme le montrent les efforts de guerre du Japon et de l'Allemagne par rapport à ceux des EEUU et de l'USSR pendant la guerre de 39-45.

L'énergie de fusion est encore plus risqué que celle d'uranium. On ne peut pas savoir en avance qu'elle sera un jour pleinement sécurisée. On a déjà cru Harrisburg et Tchernobyl à l'abri des risques.

La gauche mi-écologiste nous propose de limiter les populations pour maintenir le même taux d'urbanisation et de gadgets électroniques par tête. La droite américaine nous propose rien de concret pour l'éventualité, et pour l'instant elle nous propose de continuer une société a haute consommation d'énergie. Elle propose qu'on travaille davantage pour "maintenir" le niveau de vie. D'ailleurs, si on travaille davantage, c'est déjà amoindrir le niveau de vie, car le temps libre y compte.

Et si on continuait de se reproduire humainement, plutôt que comme des chiens qui s'accouplent et font des chiots sur la permission des maîtres uniquement? Si on limiterait plutôt (tôt ou tard, mais dès qu'on doive autrement limiter les vies) la production et consommation des choses souvent chouettes mais pas vraiment nécessaires? L'agriculture, l'architecture et la couture ne sont pas obligées de baisser, c'est juste qu'ils couteraient plus des muscles humaines et qu'elles seraient moins transportables. La population urbaine serait probablement obligée de se déplacer pour remplacer, avec des chevaux et des boeufs, les tracteurs motorisés. Le cauchemar des progressistes, mais est-on obligé de partager leur vision de la vie et de la société?*

Hans Lundahl
Aix en Provence,
Mardi le 13 Mars, 2007

*voir aussi On peut vivre